Confessions d’une blogueuse en burn out

Les plus assidu/es d’entre vous l’auront peut-être remarqué: depuis quelques temps, mes posts se font un peu plus rares ici comme sur les réseaux sociaux.

La raison de ce ralentissement, que j’ai pourtant essayé de minimiser autant que possible, n’est pas une baisse de passion, ou une remise en question: j’aime toujours autant ce que je fais, les valeurs que je porte, et j’ai plusieurs projets très excitants (comme le podcast ou les ebooks dont je vous avais parlé, par exemple) que je me réjouis sincèrement de voir naître au grand jour.

Simplement, moi qui me croyais un peu Superwoman, j’ai craqué. À force de tirer sur la corde, je l’ai brisée, et je n’arrive plus à faire face à toutes les activités, les responsabilités et les exigences que je portais sur mon dos depuis des années.

On appellera ce phénomène burn out, surmenage ou épuisement professionnel, peu importe. Ma dégringolade s’est manifestée il y a déjà plusieurs semaines, et jusqu’ici, je n’avais pas osé vous en parler — peut-être par honte, un peu, et par culpabilité: il m’a été très difficile d’assumer qu’une personne aussi chanceuse et privilégiée puisse perdre pied de cette façon, comme si cela faisait de moi une petite chose fragile et ridicule. (Ce n’était pas très charitable, je vous l’accorde !)

Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous parler de ce que je vis, non seulement pour vous expliquer la raison de ces changements dans ma routine de publication, mais aussi parce que je crois mon expérience assez représentative d’un vrai problème de société, qu’il est intéressant de souligner — notamment dans notre rapport au travail, à la performance, mais aussi aux réseaux sociaux, surtout quand on est blogueur/se ou freelance.

Avec ce témoignage, j’espère aussi et surtout tendre une main aux personnes qui vivent la même chose que moi (pour les raisons qui leur sont propres), et peut-être aider celles qui ne le réalisent pas encore à repérer et accepter leur problème. Contrairement à ce que j’ai pu bêtement ressentir, il n’y a aucune honte à vivre ce genre de choses (c’est une conséquence physiologique normale quand on a trop forcé, comme un muscle qui claque quand on l’a brutalisé) et je crois qu’il est toujours bénéfique de pouvoir en parler.

Précisons enfin qu’il ne faut considérer cet article ni comme un processus de référence (je ne fais que partager mon vécu tout personnel), ni comme une demande de conseils ou un appel à la pitié — tout est sous contrôle, je fais déjà de mon mieux pour me rétablir et je suis bien entourée. Merci d’avance pour votre bienveillance !confessions-blogueuse-burn-out

LE CONSTAT DU SURMENAGE: MES SYMPTÔMES

Comme pour la plupart des gens sans doute, le burn out n’est pas arrivé soudainement dans ma vie. Cela fait des mois, voire des années, que je me sens de plus en plus envahie, et j’ai déjà frôlé plusieurs fois la crise — notamment lors de la rédaction de mon livre en 2016, dont j’ai mis des mois à me remettre. Pourtant, même si j’en tenais compte sur le moment et adaptais mon hygiène de vie avec succès, je finissais toujours par retomber un jour ou l’autre dans le même type engrenage.

Cette fois-ci, c’est sans doute la puissance et l’accumulation des symptômes qui m’ont mis la puce à l’oreille. En décrivant mon expérience à mes proches, j’ai réalisé que j’avais atteint un niveau qui n’était plus acceptable, et que tout mon corps tirait la sonnette d’alarme. Il existe différents signes possibles de burn out (n’hésitez pas à en parler avec votre médecin), mais voici ceux que j’ai personnellement remarqués:

  • Oubliant toutes mes bonnes résolutions d’organisation, je laissais mon caractère « bosseur » prendre le dessus sur toutes les autres sphères de ma vie, avec un véritable acharnement au travail — d’autant plus intense au fur et à mesure que la fatigue me ralentissait. J’accumulais les semaines de 60 ou 70 heures, à rester sur mon ordinateur jusque tard le soir pour avancer ou terminer mes tâches en cours, qui me semblaient des montagnes. En parallèle, tout ce temps consacré à mon activité professionnelle me privait bien sûr de temps dans ma vie personnelle, ou pour le reste de mes activités — j’ai notamment réduit mes sorties et arrêté le yoga car je préférais pouvoir travailler afin d’avoir l’esprit tranquille (ce qui était tout à fait contreproductif, évidemment).
  • Moi qui avais toujours été très performante et efficace en travaillant, une vraie bonne élève de toujours, je me suis retrouvée dans une situation d’épuisement mental complet. Je n’avais jamais rien vécu de la sorte: mon cerveau est devenu comme « ralenti ». Je peinais soudainement à réfléchir et à trouver des solutions, j’oubliais des choses pourtant très simples, j’avais perdu ma capacité de concentration et mon rythme, au point parfois d’être littéralement incapable d’écrire un seul mot ou d’avoir une seule idée pendant plusieurs jours (ce qui est assez horrifiant !). Quand j’arrivais tout de même à me concentrer un peu, l’équivalent d’une journée de travail habituelle m’en prenait au moins deux ou trois — ce qui me poussait malheureusement à m’acharner encore plus.
  • Étant d’un naturel anxieux, le surmenage a décuplé toutes ces émotions négatives en moi: je me réveillais tous les matins avec la boule au ventre et un noeud dans la gorge tant j’étais angoissée à l’idée d’affronter mes tâches du jour. Mes peurs habituelles aussi prenaient de l’ampleur et me consumaient encore plus que d’habitude — par exemple la peur qu’il arrive quelque chose à mes proches, les questionnements sur mon avenir, etc… Quand je me réveillais au milieu de la nuit, il était difficile de me rendormir tant je m’inquiétais.
  • Toujours d’un point de vue émotionnel, j’ai aussi été alarmée par l’omniprésence en moi d’une sorte de déprime latente, qui explosait dès que j’étais confrontée à une situation stressante dans le cadre de mon activité professionnelle. Je pleurais presque tous les jours, par exemple en pensant à tout ce que je devais faire, ou lorsque je réalisais que je « devais » encore travailler tel soir ou tel week-end alors que j’avais juste envie de me détendre.
  • Ces émotions négatives me fragilisaient: elles ont entraîné un repli, un isolement volontaire. Je ne me sentais plus capable d’entretenir comme il se doit les relations avec mes ami/es faute d’espace mental pour les gérer — je n’avais pas la force de regarder tous mes messages ni d’y répondre, et encore moins de donner des nouvelles. Mon anxiété me rendait aussi difficile toute présence en public, surtout s’il fallait parler à quelqu’un (même juste un peu, par exemple pour commander au restaurant). Je préférais donc rester tranquillement à la maison… à portée de mon ordinateur, malheureusement !
  • Enfin, de manière générale, j’ai perdu tout recul émotionnel. J’avais l’impression d’avoir déjà tant de responsabilités et de problèmes à porter que chaque petit imprévu, chaque petite difficulté supplémentaire, aussi facile à résoudre soit-elle, était la goutte qui faisait déborder le vase. Et bien sûr, mes réactions étaient souvent complètement disproportionnées par rapport aux problèmes en question.

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LES CAUSES DE MON SURMENAGE

Après avoir compris et accepté que j’étais en plein burn out, j’ai bien sûr beaucoup réfléchi à ma situation, et essayé d’en analyser les raisons: pourquoi en étais-je arrivée là ? Qu’est-ce qui, dans mon hygiène de vie ou dans ma personnalité, m’avait épuisée à ce point ?

Les réponses n’ont pas été très difficiles à trouver, puisque dans le fond, malgré mes excès, j’ai toujours été très consciente de mes faiblesses et des défauts de ma situation. Toutefois, le fait de les formuler clairement et d’en parler ensuite avec mes proches m’a permis de les creuser et les intérioriser davantage. Voici à mon sens les trois facteurs qui m’ont poussée à bout:

☞ LA PRESSION QUE JE M’IMPOSE

Je suis une « personnalité à risque » pour le burn out professionnel, notamment parce que j’ai naturellement tendance à me mettre moi-même une forte pression — pour la qualité et la quantité de mes articles, pour la qualité de mes rendus clients, pour ma disponibilité vis à vis de ma communauté…

Je suis très « bosseuse » car j’aime beaucoup travailler, toujours prête pour de nouveaux projets, mais aussi très indépendante, à prendre tout sur mes épaules et vouloir tout contrôler, très exigeante envers moi-même, peu encline à m’exprimer quand ça va mal, et très sensible pour couronner le tout (je prends tout très à coeur, surtout dans les domaines où je m’investis beaucoup). Je suis aussi profondément connectée à mes valeurs, et être « quelqu’un de bien » dans mon activité professionnelle — une blogueuse présente et accessible, qui essaie de répondre à un maximum de personnes, par exemple — est important à mes yeux.

Enfin, mes insécurités peuvent aussi contribuer à me pousser à bout — par exemple mon impression constante de ne pas mériter, de devoir toujours prouver ce que je vaux, ou mon très tenace syndrome de l’imposteur.

☞ UNE DÉCONNEXION DIFFICILE

M’étant largement éloignée depuis quelques années de toutes les tendances et les diktats de la blogosphère, je ne ressens heureusement plus nombre des émotions négatives que l’on associe à ce milieu, comme le fait de se comparer de façon dévalorisante. Je reste aussi relativement détachée vis à vis de la pression des chiffres (jusqu’à un certain point, disons), surtout grâce à votre engagement sans faille: j’ai beaucoup de chance d’avoir une communauté aussi présente !

En revanche, le point typique qui me pèse beaucoup après tant d’années est celui de la connexion constante. Même sans être directement devant mon écran (ce qui n’est pas si courant), chaque aspect du reste de mon quotidien est une source potentielle de contenu pour mes réseaux ou mon blog; ainsi, mon cerveau n’a jamais plus de quelques heures consécutives pour déconnecter. Même le week-end, même en vacances, la pression du contenu est latente: il faut que je prenne des photos, que celles-ci soient assez réussies pour être potentiellement publiables, il faut que je note les noms et les adresses pour pouvoir les partager… (Notez le « il faut », injonction en réalité purement subjective — mais quand on aime partager et créer du bon contenu, quand on veut attirer son lectorat, perdre une opportunité est un crève-coeur !).

Même si je suis passionnée par ce que je fais, garder constamment ma casquette de blogueuse est épuisant mentalement. Tout être humain a besoin de pouvoir couper de temps en temps et se changer les idées, sans quoi le cerveau sature; mais lorsque la vie personnelle et la vie professionnelle sont intrinsèquement liées, cette déconnexion est beaucoup plus difficile à obtenir. Plus la situation dure, en outre, plus le besoin de coupure s’approfondit, et ce qui nous aurait d’habitude ressourcé (par exemple, un week-end de digital detox) ne suffit bientôt plus à le combler.

☞ UNE SURCHARGE DE TRAVAIL

Au-delà de ces aspects plus psychologiques, mon activité telle que je la conçois à l’heure actuelle (3-4 articles par semaine, relation clients, animation de ma communauté, travaux administratifs, projets parallèles à développer…) suppose réellement une charge de travail trop importante pour une seule personne. La production de contenu, ma priorité et ma passion, étant particulièrement chronophage, je n’arrive plus à être à jour dans tout le reste de mes tâches depuis des années. La gestion des mails, notamment, est devenue catastrophique — je n’ai absolument plus le temps de m’en occuper, et ne réponds qu’en cas d’urgence, si cela tombe au bon moment, ou si l’on me propose un projet que je ne veux vraiment pas rater.

J’apprends à accepter mon impossibilité de tout faire, mais dans les périodes où tout s’accumule, j’ai vraiment l’impression de perdre pied. Cela reste un facteur stressant, frustrant et culpabilisant, qui contribue à ma sensation de ne jamais pouvoir souffler.

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LES SOLUTIONS QUE JE METS EN PLACE

Depuis quelques semaines, j’ai commencé à mettre en place des changements dans mon rythme de travail et de vie afin de sortir de cette spirale négative, et donner à mon organisme le temps de se rétablir. Rien qu’avec ces petites solutions immédiates, je me sens aujourd’hui plus légère, plus détachée, et plus positive — même si bien sûr, mon état reste fragile, et demandera encore des précautions pendant un certain temps. Au-delà de ces améliorations, il me semble aussi indispensable de réfléchir à plus long terme pour essayer de ne pas retomber dans le même schéma d’ici quelques mois.

☞ DANS L’IMMÉDIAT

Travailler moins et réduire (temporairement) mes ambitions. Je n’avais plus d’autre choix: j’ai décidé de lâcher du leste quant à toutes mes activités liées au blog jusqu’à nouvel ordre. Mes projets sont en pause jusqu’à ce que j’aille un peu mieux, j’ai baissé le rythme de mes publications, et je fais globalement ce que je peux sans dépasser les horaires ouvrables raisonnables. Surtout, je fais attention à ne pas me forcer ou me mettre la pression pour quoi que ce soit: je préfère prendre un peu plus de temps quand c’est nécessaire et rester toujours dans un esprit bienveillant, passionné et positif.

Prévoir des week-ends et des vacances. Il est assez clair que de vraies pauses s’imposent pour m’aider à récupérer et à reposer mon esprit. Cela tombe bien, la période de l’année y est propice ! Outre deux week-ends d’EVJF qui m’ont bien détendue en avril, je reçois de la visite ce week-end, puis j’ai un mariage, puis ma marraine m’a invitée à un petit séjour thalasso, et ensuite je pars pour un séjour nature d’une semaine en Écosse ! Enfin, ce sera l’été, avec quelques chouettes petites escapades au programme, et l’occasion, là encore, de ralentir le rythme… Je vais essayer d’en profiter sans culpabiliser, sans stresser, et je suis certaine que cela me fera du bien.

Mon programme santé & bien-être. Pour me relaxer davantage au quotidien, j’ai aussi repris quelques bons réflexes: faire une cure de magnésium & B6, marcher plus longtemps et plus souvent (promenades du chien, balades entre copines…), commencer la méditation, me reconnecter au yoga, passer du temps sur ma terrasse à jardiner, prendre une pause dès que j’en ressens le besoin, retrouver mon rythme de lecture (qui comme par hasard, revient aisément depuis que j’ai l’esprit plus clair)…

☞ À MOYEN TERME

Des tâches de réorganisation importantes m’attendent dans les mois à venir: je dois réussir à mieux cloisonner à nouveau ma vie personnelle et ma vie professionnelle, améliorer mon modèle économique pour mieux gagner ma vie et pouvoir m’offrir un peu d’aide (comptable, ou assistante / secrétaire ?)… Tous ces points essentiels sont en cours de réflexion et d’installation, mais je les laisse pour l’instant mûrir dans un coin de ma tête: je n’ai pas encore la force de mettre en place tout le plan d’action, donc je prends mon temps, et je m’y attellerai plus concrètement lorsque cela ira mieux.

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Voilà où j’en suis aujourd’hui: sur la bonne voie, déjà un peu soulagée, mais encore fragile face à la moindre sensation de trop plein. Le fait de réaliser et d’accepter mon problème a au moins eu le mérite de me faire retrouver un certain recul, tellement précieux pour ne pas me laisser envahir inutilement. J’ai encore quelques noeuds à débloquer et des liens à renouer, mais je me sens globalement moins angoissée. J’essaie de faire face à toutes ces choses petit à petit, en douceur, et je sais que tout ira bien. Il faudra du temps, mais je suis désormais prête à le prendre, et c’est là l’essentiel !

Avez-vous déjà vécu un burn out ?

EDIT: Un immense merci pour votre soutien, cette centaine de mots et témoignages adorables. J’ai beaucoup de chance d’avoir une communauté aussi présente et bienveillante ! Et ne vous inquiétez surtout pas pour moi: si j’ai pu écrire cet article et partager mon expérience, c’est parce que j’ai déjà réussi à prendre un peu de recul et retrouvé une certaine paix. Je suis en bonne voie ! MERCI encore.

182 commentaires

  1. Quel courage de faire cette article Victoria !
    J’ai 25 ans et j’ai moi même eu un burn out ou plutôt une vraie dépression déclarée en mai 2016 dû à une trop grosse charge de travail (une vie étudiante en parralèle avec une vie d’associative avec les 60 mails par jours, les projets nationaux à mettre en place, répondre aux autres associatifs, presque comme une blogeuse, presque haha!) Donc je te comprends tout à fait.
    J’ai pris du temps à accepter d’arrêter, de penser à moi, d’arrêter de penser.
    Mon cerveau c’était comme un nuage gris compressé avec des éclairs. Je me souviendrai toujours quand j’ai décrit ce que je ressentais.
    Deux années sont passées depuis, j’ai pris une bonne année pour me reconstruire, me rendre compte ce qui m’est arrivé. Ce fut un vrai combat contre moi-même, et je te souhaite le plus grand courage pour ton combat contre toi-même !
    J’ai changé de milieu professionnel, ce qui a été très dure à assumer dans mon entourage ! Mais j’ai choisi de suivre mon intuition, d’écouter mon corps, mes envies, d’accepter ma personnalité (d’hypersensible).
    On m’a dit aussi « On ne te demande pas d’être la meilleure, mais pas non plus être la plus mauvaise », il faudra réussir à mettre la barre moins haute, être moins exigeant avec soi même. Et au début, qu’est-ce que c’est dur ! Mais on sent moins la pression sur les épaules et ça fait du bien.
    J’espère que tu retrouveras, de reconstruire ta vie avec de l’aide extérieure.
    Saches que moi j’en tire une bonne expérience, tel un phoenix qui renait de ses cendres ! (Et c’est une bonne image représentative du burn out/dépression).
    Saches aussi que ça aussi une cicatrice ancrée en toi et que maintenant, il faudra souvent rester vigilante.
    Pleins de courage et pleins de douceur.

  2. Prends soin de toi… Tu es une des rares blogueuses que je lis encore et je continuerai même s’il n’y a qu’un post par mois !
    Dans mon travail pour m’organiser, j’associe chaque tâche à un nombre d’heures. Ainsi c’est plus simple pour moi de me limiter. Je vois tout de suite ce qui ne rentre pas dans ma semaine / mon mois, et je priorise, voire je refuse certaines tâches… Ça doit être très dur quand on est freelance et qu’on a besoin de se rassurer financièrement mais je suis persuadée que sur le long terme personne ne peut faire énormément ET bien…
    Bon courage…

  3. Courage Victoria tu as bien fait de lever le pied car le plus important ce n’est pas le travail mais ta santé physique et psychique. Je suis de tout coeur avec toi et j’apprécie que tu ai soulevé ce problème sur ton blog, je suis sûre que cela peut aider des personnes. Merci d’avoir partagé cela avec nous.

    Repose toi, essaie de te déconnecter le plus possible et prend soin de toi.
    1000 ondes positives.
    Bises

  4. Voilà un article très intéressant.
    On associe souvent le burn out au monde de l’entreprise et aux relations parfois houleuses avec sa hiérarchie. Et pourtant…

    Tu expliques culpabiliser d’aborder ce sujet et je te comprends. L’heure est « à la mode » des entrepreneurs, des indépendants. Etre entrepreneur « c’est cool » et même si c’est galère, on serre les dents et on ne le montre pas au risque de ternir l’image de sa marque ou de son projet.
    Moi même en tant que salariée, je me laisse souvent rêver à ce type de statut, qui d’apparence, semble offrir une certaine liberté.

    Ton témoignage est donc important il mets en lumière l’autre facette du travail freelance dont on parle trop peu: abattre le travail de 4 personnes alors qu’on est seule, travailler sans compter son temps au détriment de sa vie perso, pression d’assurer ses revenus etc….

    Je te souhaite de retrouver la sérénité dans la gestion de ton blog et tes futurs projets.

    PS: Il n’est pas nécessaire de répondre à ce commentaire ;)

  5. J’ai commencé à le ressentir lorsque je conciliais mon travail et le blog avec 3 articles par semaine. Je n’y arrivais plus, et mon blog n’étant pas mon travail premier, alors je n’ose imaginer quand c’est le cas pour toi. J’ai baissé à 1 ou 2 articles par semaine. J’ai pris la décision de prendre du temps, comme passer des moments avec ma famille, mes amies, aller prendre un verre, faire du shopping, me balader…
    Du coup je publie quand j’en ai envie, même si mon blog, n’est pas pas mon job, et qu’il ne fait plus beaucoup de vues, n’est plus commenté comme avant, mais je vis ma passion à ma façon.
    Tu es une très bonne blogueuse, alors si tu décide de faire un pause, genre un mois sans publier, ton lectorat sera là, à ton retour. Donc avant tout, il faut que tu penses à toi, à toi et à toi! Tu dois devenir un peu égoïste, nous t’en voudrons pas! ?

  6. Je te souhaite plein plein plein plein de nombreuses heures à paresser tel un petit lézard mi ombre mi soleil, à goûter la fraicheur de l’air matinal, à regarder les oiseaux dans le ciel, à marcher pieds nus dans le sable, à te gorger de savoureux nectars…. A faire le vide dans ton esprit de tout ce qui est gris ou noir et à ne garder que le bleu cotonneux celui qui invite à la rêverie et à la volupté. Sois douce avec toi même tu es ton pire ennemi. Si tu peux remédier à un problème prends le à bras le corps si tu ne peux rien y faire mets le de côté. Rien n’est grave, ni important excepté la maladie et la mort. Tant qu’on est en vie auprès des personnes qu’on aime tout va bien. Le jugement, le regard des autres (excepté ceux des gens qu’on aime et qui nous aime ) est changeant et sans intérêt. Je te souhaite de reprendre des forces et de regarder au loin. Tu es une personne singulière, sensible avec une chouette personnalité et ça c’est un trésor inestimable. Merci de partager avec nous un petit bout de ta vie et de tes centres d’intérêt. C’est un moment que je savoure dés que je viens te lire…
    Bon courage
    Aléa

  7. Je ne sais pas si j ai deja vecu un burn out mais je le reconnais dans tellement de point : se mettre la pression toute seule (a s en reveiller la.nuit ) me.comparer aux autres tt le temps (et la en ayant repris des études une horreur..)
    Et pour ca et d autres raisons ca vz faire 2 mois quz rien publier ni sur le blog ni sur insta …

  8. Bonjour Victoria,
    Je dois dire que ton article vient de me mettre une claque. Je ne crois pas être en burn-out, je ne l’ai jamais cru, j’ai même toujours eu du mal à croire que je puisse y arriver. Surtout que, comme le disent beaucoup de personnes autour de moi, « j’ai la chance de faire ce que j’aime ». Alors oui, c’est vrai, j’ai la chance d’avoir créé et de gérer ma propre entreprise. Déjà, est-ce vraiment de la chance ? Je ne crois pas, c’est une chance que l’on provoque, à force de travail sur soi.
    En ce moment j’alterne sessions de travail intense (je fais en 4 heures un boulot monstre) puis plus rien, ou presque (répondre à mes email et programmer les réseaux sociaux devient un calvaire). Je me réveille tous les jours à 5h du matin avec cette boule au ventre que tu décris très bien : angoisse de ne pas pouvoir payer les facture (encore moins mon salaire), de voir ma to-do list grossir considérablement… Je me mets une pression de dingue parce que je me dis que ça y est, maintenant, après plus de 2 ans, je devrais avoir une entreprise qui me permette de gagner ma vie. Ce n’est toujours pas le cas.
    Je n’ai pas arrêté le sport mais au bout de 10min j’ai l’impression d’avoir tout donné et d’être épuisée. Je réduis énormément les sorties (autant parce que je n’ai pas d’argent que par la pression)… Il faudrait peut-être que je me pose les bonnes questions avant de faire une grosse crise en fait…
    Merci beaucoup pour cet article, peut-être un premier pas vers une prise de conscience ?

  9. Perfectionniste, grande anxieuse, j’ai été victime d’un burn out fin déclaré fin 2017. J’ai décidé de me faire aider sur les conseils de mon médecin. Après presque 3 mois d’arrêt, 6 mois de thérapie (et ce n’est pas fini), il me semble difficile de s’en remettre durablement (j’insiste sur l’aspect durable) sans l’aide d’un psychologue. Il aide à identifier, analyser, décrypter et déjouer les mécanismes intérieurs qui nous empêchent de nous épanouir. La sophrologie est aussi une aide précieuse. Le chemin est long et difficile mais je constate des progrès… même si dans mon cas certaines séquelles physiologiques du burn out hélas perdurent.

  10. Coucou Victoria!

    Je suis aussi passée par là il y a quelques années en temps que salariée… depuis je suis à mon compte mais il peut encore m’arriver (6 ans plus tard) d’avoir des phases de déprime et de ras le bol total couplées à un manque cruel de volonté (envers quoique ce soit…).

    Je crois que le fait de travailler seule (même si on rencontre des gens) n’aide pas dans le sens où l’on se fixe soi-même des objectifs (ayant un caractère relativement similaire au tien, les objectifs sont nombreux et la bienveillance envers soi plutôt rare, on est rarement satisfaites et il n’y a objectivement aucunes limites…) et qu’on cherche désespérément à les tenir (alors que même un patron serai plus tolérant envers nous que nous ne le sommes nous même!!!).

    Tu as raison, et cela est indispensable, de te « reconnecter » aux petits plaisirs simples de la vie et de d’accorder du temps à ce qui est important pour toi. Il est aussi important de se « déconnecter » du monde numérique et de recentrer son attention sur une réalité moins virtuelle.

    Quoiqu’il en soit, je t’envoie plein de bonnes ondes et espère que tu parviendras à sortir de cette spirale infernale qu’est le burn out!
    Ne t’inquiète pas pour ta communauté, je ne pense pas trop m’avancer en disant que nous serons là pour toi et que nous attendrons ton retour avec bienveillance et sans impatience (pas de pression!!!).

    En attendant, take care et profites de ta vie, de tes proches, de tes amis et de ta famille!
    Je t’embrasse.

  11. Coucou Victoria !
    Merci pour cet article, c’est du courage d’avoir pu mettre des mots dessus, et cela fait plaisir de voir que tu commences à te retrouver ! Je me retrouve beaucoup dans ce que tu partages avec nous, c’est à la fois rassurant et encourageant de voir que l’on est pas seuls dans ces phases là.
    J’ai longtemps cru ne pas être stressée, ni angoissée, ni dépassée jusqu’a ce que mon corps me le fasse physiquement sentir par des crises d’angoisses, de la fatigue mentale et physique, une perte de poids etc… Je traverse comme toi une période difficile de peurs et de remise en question même si elle n’est pas directement liée au travail dans mon cas, qui impacte au quotidien ma confiance en moi, ma vision et ma tolérance envers moi même et mes relations aux autres. Je pense sincèrement que l’acceptation est le premier pas vers le mieux et qu’il est indispensable de prendre du temps pour se (re)trouver, se (re)construire, apprendre à s’écouter, à s’aimer et prendre du recul pour renouer avec ce qui compte vraiment …! Tes réflexions, tes conseils d’organisation, et l’univers que tu partages avec nous ( les plantes, les livres, Outlander, les voyages, bref, ton goût pour les choses simples ! ) m’inspires énormément :)
    Je te souhaite de belles et longues journées ensoleillées de printemps, du temps à t’occuper de tes fleurs et plantes, à lire, et de douces retrouvailles avec toi même !

    Charlotte

  12. Bonjour Victoria !
    Merci pour ce témoignage et d’avoir le courage de te livrer de la sorte !

    J’ai moi même connu ceci il y a peu. J’étais pharmacien remplaçant et j’enchainais les contrats, les semaines à 70h et jamais de vacances (1 semaine/an à tout casser). Face à l’agressivité de certaines personnes au quotidien ou autre, j’en étais arrivée un jour à être tellement épuisée que je ne pouvais me lever de mon lit. Les insomnies n’aidant bien sur pas.
    La solution est toujours de moins bosser, de ne pas se laisser emporter dans cette spirale de dictat de la performance et du toujours plus.
    Prendre du temps pour soi, car le temps n’est ni infini ni extensible :)

    Bonne fin de semaine et bon rétablissement

  13. J’ai vécu la même chose que toi. Repose toi pense à toi fais des choses que tu aimes et surtout ne culpabilise pas. Prends soin de toi, c’est ça l’essentiel.

  14. J’avais bien remarqué que depuis ta dernière confession, tu étais toujours aussi noyée par le travail, mais je m’attendais malheureusement pas à un burn out :(
    Tu as raison de profiter du printemps (qui est toujours une période de renouveau) pour réaliser une coupure (même si parfois ça ne dure qu’une journée ou un weekend) pour permettre de respirer et de savoir vers quelle destination tu vas.

    Bon rétablissement Victoria et à très vite !

  15. + 1 pour le burn out… moi c’était en 2014, après un bébé et une installation à mon compte. Comme tu dis « tout pour réussir, rien pour me plaindre et pourtant…. »
    Moi qui étais sortie du salariat, j’étais ma pire patronne. Aujourd’hui ça va mieux et quel chance : j’arrive à désamorcer illiquo tout risque de retomber dans mes travers.
    Bref, je ne sais que te dire si ce n’est bravo, tu as du courage d’en parler. Et pour sûr ça va faire dégonfler ton abcès.
    … et puis n’hésite pas à VRAIMENT couper pendant quelques jours. Personne ne t’en voudra. Ta communauté ne s’évadera pas d’ici là. Et pour toi, ça peut vraiment marquer le coup pour reprendre du bon pied.
    Plein de courage à toi, repose toi et reviens nous en forme !
    Mélanie

  16. Je suis passée 2 fois très proche du burn out alors comme je te comprends ! Prends soin de toi, prends le temps et même si on te voit moins on sera toujours là. Merci pour tes articles et ton honnêteté

  17. Bonjour Victoria ,

    Je comprends très bien ton état d’épuisement …
    Tu t’es posée les bonnes questions .
    J aime toujours autant ton blog et le lis régulièrement . Ce n est pas grave si il y a moins d articles .
    Soigné toi, repose toi et sois mieux . Et profite de l été .
    J ai eu le’même ressenti que toi lorsque je travaillais à mi-temps salarié et en freelance à côté .
    C’était la roue du hamster qui court tout le temps et qui ne peut plus profiter de ses moments de calme , de ses amis, des balades tranquilles du week-end sans penser à rentrer vite fait a son travail avec l angoisse de le rendre à temps..j ai repris une activitée à plein temps , et j ai enfin penser tranquillement à mes loisirs et j ai même trouver un amoureux .
    Ces tablettes et réseaux sociaux sont bien agréables mais oui, il faut les lâcher aussi de temps en temps . Profite de ton été !
    A très bientôt pour te lire ! Doucement

  18. Bonjour Victoria,

    Je me reconnais beaucoup dans tes symptômes mais je n’avais pas pensé à ce genre de conclusion : je passe un concours majeur pour moi cette année (l’examen d’avocat), j’essaie de lire beaucoup (parfois juste pour l’examen et souvent un sujet qui ne m’intéresse pas plus que ça en plus) , j’essaie aussi de tout faire moi même (petit dej, muesli, muffins, repas du déjeuner et du dine pour moi et mon copain), je fais beaucoup de sport (5/6 fois par semaine), j’essaie d’écrire un bouquin, j’essaie de surcroit d’être « à la mode » quand je sors du moins être présentable… et c’est usant mentalement d’avoir autant de choses à penser même si j’adore ce que je fais et que j’adore cuisiner!
    Je pense en effet, que je devrais me laisser du temps et plus écouter ce dont j’ai besoin plutôt que ce j’aimerais faire ou ce qui serait bien que je fasse sinon je risque de me retrouver vite dans ta situation.

    Merci en tout cas pour cet article qui me fais un peu prendre conscience que de me faire des journées trop remplie c’est effectivement contre productif :)

    En tout les cas j’adore tes posts et ton blog donc prends ton temps ta communauté sera toujours là quand tu reviendras plus en forme :)

    Je t’embrasse!

  19. Comme d’habitude, je me retrouve énormément dans tes articles et je me sens toujours reboostée par tes conseils (que j’espère appliquer – c’est une autre paire de manches).
    J’ai fait un premier burn out il y a quelques années lorsque j’étais en classes prépa. J’étais étudiante dans un grand lycée parisien où il n’était question que du concours, et en deuxième année, je me suis rendue compte que je n’étais absolument pas au niveau. Or plus je travaillais, moins j’étais efficace et j’ai perdu toutes mes bonnes résolutions de travail que je m’étais fixées pendant ma première année. Cela a évidemment fini en dépression grave et j’ai eu besoin de quelques mois pour revenir à un rythme de travail normal. Depuis, même si je suis loin d’être parfaite, j’essaie de beaucoup moins culpabiliser concernant mon travail. Comme toi, je sais que je me mets naturellement beaucoup de pression et j’ai toujours peur des deadlines qui s’accumulent. Je travaille mal dans l’urgence, donc j’essaie de travailler plus intelligemment (quand c’est possible) : je me laisse du temps, je travaille dans des lieux qui me font du bien, je m’offre des récompenses et des pauses salvatrices. C’est déjà pas mal !

  20. Bonjour Victoria,

    Je comprends tout à fait ton burn-out. Je me suis de mon côté posé des questions tout récemment car je tiens un blog depuis l’été dernier, à côté de ça je travaille et j’ai un enfant.
    A un moment donné je me suis aperçue que blogger ne m’apportait plus de plaisir et commençait à devenir une contrainte. Tout comme toi j’ai espacé mes publications car je n’arrivais pas à tenir la route et blogger empiétais clairement sur mes moments de loisirs/détente et temps avec ma famille.
    De plus professionnellement (je suis à mon compte et travaille parfois à la maison) j’ai aussi mis depuis longtemps des limites car sinon il est difficile de déconnecter quand on exerce un métier chez soi.

    Bref, le programme que tu préconises me semble tout à fait intelligent. Il FAUT se mettre des limites. Je me fais des « journées sans ordi ». Je pratique du sport mais pas à la maison, mais des cours à heures précises (sinon c’est trop facile de laisser tomber). Et je me suis mise depuis 3ans à la méditation de pleine conscience (que je pratique pas toujours régulièrement).

    Bon courage et prends soin de toi.

    Cath

  21. Bonjour Victoria,
    J’ai sentie que tes publications étaient devenues moins régulières mais je pensais que c’etait ton nouveau et beau projet Close qui te prenais davantage plus de temps. (Très beau projet au passage. J’ai craqué pour la jupe midi et le haut beige rose que tu portes avec ). Je suis triste de l’apprendre mais je te comprends tant. Je suis également en pleine phase de questionnements que ce soit au niveau personnel que professionnel.
    J’espère que ce joli et beau temps te revitalisera et te permettra de voir/faire les choses plus légèrement. Il est primordial de s’accorder du temps. On culpabilise qd on en prends.. c’est mon cas et au final j’en profite même pas car mon esprit est déjà ailleurs et je ne vis pas le moment présent pleinement comme je le voudrais.. car il a toujours des choses à faire/à penser ms il faut savoir dire stop. Il le faut pour notre santé, notre bien être et pour notre épanouissement, sinon on y arrivera à rien de mieux..
    Je te souhaite un MAX de REPOS, prends soin de toi, tu le mérites amplement avec tout le travail que tu nous fournis !
    (J’adore ton blog et m’en lasse jamais !)

  22. Bonjour Victoria,

    pour être passée par là j’imagine à quel point la situation à dû être difficile (et continue à l’être).
    Je n’écrirais pas des romans car tu a l’air d’avoir les choses bien en main mais je te souhaite de bien te rétablir.
    C’est toujours un grand plaisir de te lire mais peu importe que le rythme des articles soit ralenti, ton bien être prime sur le reste.

    Je t’envoie plein de courage et de bonnes ondes

  23. Victoria, je t’envoie tout simplement toutes les meilleures ondes possibles, et tout le meilleur en général pour cette période délicate. Et je plussoie les autres lectrices, ta communauté est forte et solide, attachée à ton contenu et à toi, tu fais un travail – dans le fond et la forme – formidable et je suis persuadée qu’aucune de tes lectrices/lecteurs n’arrêtera de te lire si ton nombre de publications baisse. Au contraire, leur plus grande rareté ne fera que faire de ces moments de lectures des petites joies plus précieuses dans la semaine ! Prends bien soin de toi et profite de tous les petits plaisirs simples que peut t’offrir ton entourage – et puis ta ville, je reviens d’Amsterdam, qu’est-ce que cet endroit est beau sous le soleil et la verdure ! –
    À très vite,
    Marline

  24. Bravo pour ton courage d’avoir écrit cette article, j’essaye depuis quelques temps d’écrire un article sur les attaques de panique et la dépression qui en a découlé et c’est pour l’instant impossible pour moi ( je tiens bon je le ferais cette article ). Le burn out c’est tellement difficile à vivre, encore plus je pense quand on travaille de chez soi et que l’on n’a pas forcement un métier comme la plupart de nos semblables, j’entends par là métro boulot dodo employé ou cadre. Quand on bosse de chez soi , les heures ne comptent pas, notre entreprise c’est notre bébé. Je comprends totalement à quel point nos job sont chronophage, pleins de courage et j’espère de tout coeur que tu retrouvera ton équilibre.

  25. Bravo pour ton authenticité et ta transparence ! Je t’envoie tout plein de bonnes ondes et de positivité. N’hésite pas si tu as besoin de quoi que ce soit ! Prends bien soin de toi !!

    PS : je préfère nettement cette forme d’écriture inclusive avec le / car je n’arrive pas à me faire au « . » brisant une phrase !

  26. Bonjour Victoria :),

    Cet article raisonne particulièrement en moi, je ne connais que trop bien certaines des situations décrites. Je n’ai jamais fait de burn-out, mais je me considère -comme tu le dis toi-même- comme une « personne à risque ».
    Je me suis déjà bien épuisée pendant mes études et, dans quelques mois, j’entrerai dans la vie active en tant qu’indépendante et exercerai le métier de mes rêves … Alors, en attendant, j’essaie d’anticiper et de mettre en place un cadre sain (ce n’est pas facile !).

    Je t’envoies tout mon soutien et t’assures que tu n’es pas seule <3.

    Marie, membre du club des acharnées du boulot ;)

  27. Bonjour Victoria,

    Bravo et merci pour ce très bel article ! Tu es très courageuse de t’exprimer ainsi sur ton blog, de mettre des mots sur des maux…sur un sujet si tabou dans nos sociétés modernes où on nous en demande toujours plus, toujours plus de performance, de rentabilité etc..

    Ton article fait beaucoup écho à ce que j’ai vécu il y a maintenant 2 ans. J’ai mis du temps à prendre conscience de ce que je vivais au quotidien.
    Je suis passée par les mêmes étapes que toi : les symptômes physiques et psychiques, la prise de conscience, les causes et les solutions.

    Notre meilleur allié/arme ? notre corps et notre cœur ! Pour ma part, j’ai appris à m’écouter, à lever le pied au travail, à prendre de la hauteur « émotionnellement », à savoir dire non, à savoir se limiter en nombre d’heure de travail etc..

    Je t’envoie tout mon soutien dans cette étape délicate de la vie.. un jour, tu te retourneras et tu verras le chemin parcouru, tu ressortiras de cette expérience beaucoup plus forte pour affronter les prochains coup de pression !

    Je te conseille de regarder le documentaire « la mécanique du burn-out » sur france5.

    C’est la première fois que je commente sur ton blog alors que ça fait plusieurs années que je te suis, j’en profiter pour te remercier car j’adore ce que tu écris, je te trouve très authentique ! J’ai toujours beaucoup de plaisir à te lire.

    Prend soin de toi, et si cela doit passer par moins d’articles, ta communauté te soutient :)

    Chloé

  28. Bonjour Victoria,
    Prends bien soin de toi (je sais que c’est toujours plus facile à dire qu’à faire)!!
    Je me suis pris le mur du Burn Out en décembre 2016, après des mois de warnings en tous genres… et je récupère tout juste mes neurones et un minimum de capacités physiques… ça a tout balayé et tout remis en cause (vie pro, vie perso,…)…
    Je veux croire que c’est un mal pour un bien, parce que ça oblige à revoir sa vie et la réaligner.
    J’ai vu une citation il y a peu (je n’ai plus la source) qui est parlante: « Il faut apprendre à écouter les murmures du corps pour ne pas à avoir à l’entendre hurler »… C’est tellement vrai!!
    Se détacher des exigences délirantes de la société actuelle qui a tendance à oublier l’humain: le monde ne s’en portera que mieux!
    Plein de bonne énergie et ressources-toi!
    Biz

  29. Hello Victoria,
    Je suis ton blog depuis des années même si je ne poste pas vraiment de commentaires d’habitude, j’aime beaucoup ce que tu fais et ton univers. Tu sais au début on a du temps, on découvre pleins de blogs et on les suit assidûment puis le temps passe, les études, le travail et on a moins de temps à consacrer et on ne garde que les meilleurs. Moi qui était une grande fan de blogs (je pouvais y passer mes weekends entiers étant ado) je me retrouve à en lire 2 ou 3 toutes les 1 ou 2 semaines par manque de temps et aussi car je privilégie une balade, un verre, une série bref… je pense que ton lectorat comprendra tout a fait que tu ne postes qu’une fois par semaine ou même par mois car tu fais des posts de qualité et c’est ce qui nous fait rester.
    Remet toi bien !!!

  30. Tu as déjà fait le plus dur Victoria, la prise de conscience ! J’ai également vécu un burn out il y a quelques année j’en parle d’ailleurs dans cette vidéo si cela peut t’aider ;) https://www.youtube.com/watch?v=irD78OVLY3s&t=20s
    Bravo d’avoir eu le courage d’écrire cet article et de t’engager publiquement à changer les choses ! La solution est en toi et l’important est d’agir même par de toutes petites actions, c’est l’accumulation de celles-ci qui t’aideront vraiment à te remettre et par dessus tout le repos ;)
    Prends soin de toi ;)
    Blandine

  31. Chère Victoria,

    Je lis ton blog avec assiduité depuis plusieurs mois, et j’aime beaucoup ce que tu fais.
    Je me retrouve beaucoup dans ce que tu présentes, et je comprends cette envie de toujours bien / mieux faire.
    J’ai en effet remarqué que tu écrivais moins d’articles sur ton blog ces temps-ci, mais ce qui m’a surprise, dès que je me suis mise à le suivre, c’est le fait que tu arrives à publier des articles aussi régulièrement, ce qui n’est pas forcément le cas d’autres blogueuses.

    Pour ma part, je préfère lire des articles bien écrits, même s’ils sont peu nombreux, et je pense que c’est le cas de la majorité de ton lectorat.
    Tu fais un travail remarquable. Ne te mets pas trop la pression, et accorde-toi des pauses bien méritées :).

    Camille

  32. Merci Victoria pour ce témoignage qui n’a pas dû être simple à écrire. Je pense fort à toi et j’espère que tu te reposes bien. Bisous d’une autre angoissée ;)

  33. Salut Victoria,
    Bravo pour ton courage pour avoir osé parler sur un sujet aussi délicat et personnel.
    On ne se rend pas toujours compte du temps que peut représenter la rédaction d’un article sur ton blog, tes autres rédactions pour des clients, tes nouveaux projets en développement, le temps passé pour rendre des photos « publiables » quoique pour ce dernier point, je vois plutôt bien puisque je suis photographe et je sais à quel point c’est chronophage quand on est perfectionniste…
    Je ne pense pas être la seule à être toujours aussi impatiente de lire tes nouveaux articles, sans trop me demander combien de temps il t’as fallu pour le rédiger, si tu as pu profiter de ton week end ou autres petites choses qui pour nous semble si normales.

    J’espère que tu iras mieux et que tu pourras reprendre une activité plus sereine pour toi et ton entourage. Prend soin de toi, prends du temps pour toi, reposes toi et comme tu le disais, ta communauté te soutiendra toujours. Le plus important est de faire ce qui est bon pour nous, nous n’avons qu’une seule vie et elle est courte alors écoutes-toi avant tout !

    Bon courage et prend bien soin de toi.

  34. Je suis ton blog depuis plusieurs années, et je suis très touchée par ton article. Je sors à peine la tête de l’eau, mais ce fût une année extrêmement difficile… Cela revient dans plusieurs commentaires mais je crois que la solution née de l’acceptation. Très souvent il s’agit de s’accepter en tant qu’hypersensible et arrêter de se voiler la face en prétendant que tout va bien et qu’on arrive à tout mener de front.
    Bref, j’ai adoré ton article. Merci d’avoir mis des mots sur ce phénomène.

  35. Bonjour Victoria,
    juste un petit mot pour vous dire que j’adore vous lire et suis triste d’apprendre cette situation. Pour l’avoir moi même vécu je voulais juste vous dire que ce qui m’a aidé :
    c’est le millepertuis.
    Un véritable coup de pouce qui m’a détendu et remis mes angoisses au placard, une fois plus sereine il est plus facile de mettre de l’ordre dans sa vie et de se retrouver.
    Attention il faut le prendre après avoir pris conseil auprès d’un pharmacien car il y a des interaction avec les contraceptifs par exemple etc… mais c’est quasi miraculeux . Le dosage dans mon cas était assez fort. mais aucune accoutumance et c’est en vente libre ( naturactive pour moi).
    Voilà, en espérant que cette jolie plante pourra aussi vous aider.
    BISES

  36. Mon dieu, que ton article résonne en moi ! Je suis moi-même en plein burn-out. Je suis professeur des écoles stagiaire, donc en tout début de carrière, et je ressens un mal-être profond depuis le début de l’année. Je me mets une pression énorme sans résultats apparents puisque mes tuteurs m’estiment en difficulté (j’aurai sans doute un renouvellement de stage l’an prochain, ce qui n’est pas si grave, je te l’accorde). Je pleure sans pouvoir m’arrêter la veille de ma journée de travail, le jour même, après. J’enchaîne les crises d’angoisse. Comme toi, je suis d’un tempérament hypersensible, anxieux et perfectionniste. Bref, je tire sur la corde depuis bien longtemps mais j’ai ignoré les signaux d’alarme jusqu’à il y a un mois environ, lorsque j’ai fait un test en ligne évaluant le burn-out, et que j’ai obtenu 85 points sur 100. Et je n’ai réalisé vraiment qu’hier combien j’étais tombée bas lorsque j’ai fait à nouveau une crise devant mon ordi hier soir (avec crampe violente, plaques rouges…) après un week-end de travail, sans être parvenue à terminer la préparation de ma journée. Mon corps et mon psychisme ont tout simplement refusé d’obtempérer. Et je n’ai eu d’autre choix que de me faire arrêter pour les 2 prochains jours.
    Merci pour cet article qui m’inspire et me donne de l’espoir.

  37. Merci pour cet article très sincère ! Prends soin de toi en priorité, ton blog est si agréable qu’un rythme de publication plus lent, par exemple, ne viendra certainement pas faire déserter les lecteurs ! Je relis d’ailleurs volontiers de temps en temps des anciens posts, ou reviens y chercher des infos quand j’en ai besoin.
    (Et sirote un bon petit thé sur ta terrasse plutôt que de répondre à nos commentaires :-) )
    Bonne continuation, et bon repos surtout !

  38. Merci pour ce témoignage.
    Ca me rappelle combien les nouveaux métiers créés par notre société très internet vont souvent à l’encontre de nos besoins basiques en tant qu’êtres humains pour vivre pleinement heureux.
    Quand je me prends à envier les bloggueuses qui reçoivent des produits fabuleux et partent en voyages presse extraordinaires, je me me focalise sur la sécurité à long terme de mon emploi banal et je me sens contente. Je n’ai pas une personnalité qui me permettrait de m’épanouïr dans un métier dont l’avenir est toujours en renouveau et plus qu’incertain à long terme. Comme toi, j’en aurais des insomnies et mon anxiété serait constante.
    Bon rétablissement à toi et profite bien des jolies choses que tu annonces dans ton article.

  39. Bonjour Victoria,

    Comme toutes les lectrices et lecteurs qui ont réagi à cet article, je ne peux que t’encourager à prendre du temps pour toi, pour préserver ta santé et retrouver une qualité de vie qui te permette de t’épanouir pleinement dans tous les domaines.
    Ton témoignage est très touchant et je te félicite pour le recul dont tu fais preuve sur ce que tu vis actuellement. C’est à la fois courageux et – je le souhaite – salvateur, pour toi comme pour nous qui te lisons. J’ai également traversé des périodes de cet ordre par le passé et cela a changé ma perception de la place que prend mon travail dans ma vie. Étant salariée, peut-être cette prise de distance est-elle plus facile que lorsque l’on est freelance… Une discussion autour de ces questions-là a été ouverte par Julie de Friendly Beauty sur son blog assez récemment et je l’ai trouvée très intéressante (si cela peut intéresser certain(e)s d’entre-vous).
    Ton blog est d’une grande qualité (j’en lis d’ailleurs religieusement chaque article) et le fait d’y publier moins fréquemment n’y changera rien. Nous serons toujours au rendez-vous tant que tu seras fidèle à toi-même et à tes valeurs :-)

    Je te souhaite le meilleur !

    Anaïs

  40. Pour avoir vécu le burn out à 26 ans, ce n’est pas facile. On peut même dire que c’est dur. Et qu’on en parle pas assez. Ca reste un truc un peu tabou alors qu’il n’y a aucun mal à ça. Ca n’arrive qu’aux personnes investies, impliquées, sérieuses. Ca ne veut pas dire que les autres ne le sont pas. Mais il y a des personnalités à risque.
    Il faut le savoir quand on en fait partie, on aura toujours à faire attention à ne pas dépasser nos limites.

  41. Si je peux te donner un conseil : L’hypnose.
    ça a changé ma vie et m’a aidé à traverser ce que tu as vécu.
    Je suis maintenant beaucoup plus épanouie dans ma vie perso et pro.
    Bon courage !
    Julie

  42. Bonjour Victoria,

    Courage !
    Si cela peut t’aider tu devrais tester une plante adaptogène sédative : l’ashwaghanda. Un miracle sur les anxieux. Elle s’adapte à ton organisme donc te donnera plus d’énergie si tu es fatiguée, et t’assurera un sommeil réparateur. 3x300mg par jour. Cure de 1 à 3 mois.
    Le magnésium c’est bien mais cela reste léger surtout quand on vit un burn out.
    Testé et approuvé !
    Bon repos :)

  43. Bonjour Victoria,
    c’est un mot qu’on n’utilise pas beaucoup sur cette page, mais pour moi ton burn-out est aussi un symptôme… politique. héhé ;)
    J’ai lu quelques commentaires, et c’est certes lié à un type de profil psychologique (anxieuse-bonne élève) mais aussi au statut d’autoentrepreneur, qui n’offre aucune sécurité, presque aucun filet en cas de coup dur. On est chacun responsable de son bateau, sans aucune aide ou presque du collectif. Tout pèse sur l’individu, c’est chacun pour soi. L’Etat se défausse une fois de plus du rôle de protection que collectivement nous avions décidé de lui accorder.
    Et puis il y a aussi cette idéologie profondément enracinée de la performance (ceux qui lâchent sont des faibles), la multiplication des mails auxquels ont est censés répondre de plus en plus vite.
    Et enfin la fameuse culpabilité féminine : prendre tout discrètement en charge, se sacrifier, accepter une charge mentale de dingue aussi dans la vie privée. On est responsables par défaut des enfants, de la nourriture, du ménage… C’est assez banal de le dire mais il faut le répéter.
    Bref ce que je voulais dire en un mot : il y a des causes structurelles à ce qui t’es arrivé, ce n’est pas qu’une question de personnalité.

  44. Chère Victoria,

    Merci pour ton blog, tes conseils de bonne fée, de sage grand mère. Pour tes inspirations.

    Le burn out est une chance aussi pour se retrouver.

    I only found my way back from my own through letting go from the material world and seeking out soul. And then the right people appear and the right actions and maybe travels (inner as well as outer maybe).

    Perhaps you will find solace in the wise and nurturing words of Clarissa Pinkola Estes. There are her books, but you can also just listen to her soft and wise grandmotherly voice on this program or two others on the same talk radio: https://www.voiceamerica.com/episode/79296/special-encore-presentation-dr-clarissa-pinkola-ests-untying-the-strong-woman

    Do your journey and Come back to us if that is your path.

    Big hug
    Petra

  45. Salut Victoria,

    Je suis une lectrice de l’ombre qui ne commente jamais ; et pourtant je lis tout :-)
    Plein de bonnes ondes et de courage. Il est à la fois génial et très difficile de travailler depuis chez soi et de faire de sa passion son métier (c’est mon cas aussi. et pour mon mari! s’imposer des horaires, savoir dire stop… hyper dur!)
    Ces dernières années je trouve que beaucoup de blogs se sont imposés la charge de publier tout le temps, avec parfois rien à dire… A mon sens (de lectrice!), mieux vaut un rythme moins souvent mais des articles faits avec plaisirs et avec du vrai contenu :-)
    Bonne remontée de pente :-) et plein de jolies choses!

  46. Hello Victoria, je ne commente pas souvent mais là, je suis obligée!! Je te suis depuis de nombreuses années et je me suis toujours dit « mais comment ça se fait qu’à chaque fois que je visite son blog il y a 4 nouveaux articles de fou? Ils sont 5 derrières à bosser ou quoi? » haha (drôle mais pas drôle en effet)
    Je suis dans une période similaire et je prends du recul sur chaque point de ma vie pour passer plus de temps sur ce qui me fait du bien, pour ne plus me polluer.
    Tu as la chance d’être une blogueuse depuis longtemps, je veux dire, si tu fais comme Coline avec parfois des trous de 20 jours (no offense Coline #iloveyouforever), ben tu vas pas perdre tes abonnés, on sera toujours là et je crois que comme toi, ben on grandit aussi ensemble et on se rend compte nous aussi que ben qu’à cela ne tienne, on attendra et puis c’est tout, on ne va pas aller voir ailleurs et on va pas non plus se rouler par terre.
    Je ne sais pas comment expliquer mais je visite pas mal de blog et chaînes youtube et je divague à droite à gauche mais j’ai mon « pilier » de blogs / chaînes que je quitterai jamais et sincèrement ton blog en fait parti.
    Je t’envoie plein de bonnes ondes dans cette période pas cool!
    Bise Victoria :)

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