Je n’en parle pas beaucoup, mais vous l’avez sans doute remarqué si vous me suivez régulièrement: je ne mange plus de viande depuis de nombreux mois.
D’abord sensibilisée par les problèmes sanitaires et environnementaux générés par l’élevage intensif, je me suis petit à petit informée et ai décidé d’adapter mes choix de consommation à ces nouvelles connaissances, en essayant de vivre selon ce que je jugeais juste. L’aventure du végétarisme est passionnante, mais parfois peu connue ou mal comprise dans une France dont la gastronomie est entièrement basée sur les produits animaux, et particulièrement les produits carnés. En réalité, ce sont tous les dessous sales de l’industrie agroalimentaire qui sont largement occultés dans nos pays, ainsi que l’existence d’excellentes alternatives, donnant à ceux qui renoncent à la viande une image un peu étrange, au mieux de hippie alternativiste, au pire de mauvais vivant ascétique.
Je ne suis pas une militante dans l’âme, mais ce sujet, encore une fois souvent mal apprécié, me tient assez à coeur pour me donner envie de le partager avec vous aujourd’hui. Au contraire d’une révélation soudaine, ma démarche vers une alimentation plus végétale s’est faite tout naturellement, en douceur, au fil de différentes étapes qui m’ont aidée à enraciner de nouvelles habitudes satisfaisantes dans ma vie quotidienne. Je vais essayer aujourd’hui, sans porter aucun jugement sur vos propres choix, d’expliquer les raisons de mon évolution et d’offrir un témoignage à celles ou ceux que ce cheminement intéressent, par curiosité ou par volonté d’engagement personnel.
Attention, je n’ai pas l’intention ici d’exposer en détails tous les arguments en faveur du végétarisme. Ils sont très nombreux, autant pour notre santé que pour le bien-être animal ou la préservation de l’environnement, et vous pourrez facilement vous en informer par vous-mêmes. Cet article doit davantage être considéré comme une transcription de mes propres réflexions et de mon expérience. J’espère que cela pourra vous intéresser!
L’origine de ma décision
Depuis toute petite, je voue un amour émerveillé aux animaux; j’aime interagir avec eux, les observer, les éduquer, et apprendre tout un tas de choses à leur sujet (les livres sur les chiens, les chats, les animaux de la ferme et les rapaces constituaient la grande majorité de ma bibliothèque d’enfant).
Pourtant, si je n’aime pas l’idée que les animaux meurent, comme beaucoup de personnes le fait de manger de la viande en soi, comme concept, ne me choque pas plus que ça. C’est un acte qui correspond à mes yeux à une logique de la nature, que l’on ne peut pas juger d’un point de vue moral. Il s’agit à l’origine d’un processus naturel, qui existe entre de nombreuses espèces, et nous a permis de nous nourrir et nous construire. Après tout, la chaîne alimentaire est précisément ce qui maintient l’écosystème en équilibre! (Notons tout de même qu’en se confrontant à la réalité, ma sensation est autre: j’ai des souvenirs nauséeux de l’odeur du sang dans les boucheries, ou d’une traumatisante visite du hangar de produits carnés à Rungis.)
En revanche, mon acceptation théorique de la consommation de viande perd de sa valeur face au système actuel, qui, en cherchant à répondre à la demande croissante de l’Occident et des pays en voie de développement avec un maximum de profit, fonctionne d’une manière absolument déviante et dangereuse, autant d’un point de vue sanitaire qu’éthique.
Un argument intéressant, qui a alimenté nombreuses de mes réflexions, est celui du veganisme, qui questionne le fait-même d’utiliser d’autres créatures à notre profit. Avons-nous vraiment le droit de nous croire les maîtres du monde, d’exploiter des êtres parfaitement sensibles et conscients, de nous approprier ce qu’ils produisent pour leurs petits, ou pire, de décider de leurs conditions de vie et de mort, tout cela pour notre propre plaisir? Est-ce que l’utilisation des animaux a encore du sens aujourd’hui, malgré nos très bonnes connaissances en nutrition et l’existence de nombreuses alternatives…? Je trouve ce point de vue particulièrement éclairant et intéressant, même s’il est peut-être un peu trop manichéen – à mon sens il est possible d’établir une relation harmonieuse et respectueuse avec les animaux, par exemple en utilisant simplement une partie de leurs produits indirects sans menacer leur rythme de vie naturel ou leur bien-être (je pense au fait d’avoir quelques poules libres dans un grand jardin, entre autres).
Malheureusement, comme je l’évoquais plus haut, ce type de relation n’est plus du tout celle du mode de vie actuel. La plupart d’entre nous vivons en ville et déléguons la traite des animaux à de très grosses entreprises dont nous ne savons rien. Loin d’être un produit gourmet, la viande est devenue, à cause de notre surconsommation et des dérives de ces grandes corporations, un produit bas de gamme réalisé dans des conditions déplorables qui ne profitent ni aux millions d’animaux tués chaque année, qui n’ont rien demandé, ni à la planète, ni aux consommateurs.
Pour en savoir plus, je vous propose de vous référer à quelques ouvrages très révélateurs sur le sujet, comme Faut-il manger les animaux, Omerta sur la viande, Plaidoyer pour les animaux… ou aux nombreux articles alarmants qui paraissent régulièrement dans la presse (par exemple celui-ci, le dernier que j’ai lu ces jours-ci). Cette vidéo d’un activiste vegan est également très intéressante, même si son discours est légèrement simpliste lorsqu’il fait le lien entre produits animaux et santé. Quelques associations de défense des droits des bêtes, comme Compassion in World Farming ou L214 Ethique et Animaux, relayent aussi des informations frappantes. Pour un côté plus personnel, n’hésitez pas à vous référer aux articles engagés de ma copine Laëtitia.
Par conséquent, même si la plupart d’entre nous n’en sommes pas conscients, consommer de la viande aujourd’hui par les canaux de distribution habituels amène à soutenir l’industrie très douteuse qu’il y a derrière, avec tout ce qu’elle comporte en termes de problèmes sanitaires (nourriture dénaturée, antibiotiques à tout va…), environnementaux (l’élevage intensif a un impact absolument terrible sur la planète) et éthiques. Même les petits producteurs respectueux qui ont le mérite de veiller au bien-être des animaux utilisent souvent les mêmes abattoirs que la filière basique, faute d’autre choix, dans lesquels les conditions sont déplorables.
Je considère pour ma part que mes choix de consommation constituent ma voix contre ce système que je ne veux pas cautionner, d’où ma démarche vers le végétarisme.
Notons qu’il s’agit bien sûr d’un choix d’action personnel et qu’il existe tout de même quelques (rares) alternatives pour être sûr de faire les choses bien, si tant est que l’on accepte de maintenir ce système de chaîne alimentaire, et donc que des animaux soient élevés juste pour être tués. Il est primordial autant pour l’avenir de notre planète, que pour notre santé et pour promouvoir plus de bien-être pour les animaux de consommer beaucoup moins de viande, et de l’acheter uniquement auprès de producteurs pouvant offrir des garanties de qualité, de l’élevage à l’abattage (pour la France, on m’a recommandé Le Boeuf d’Herbe). C’est ce que fait par exemple mon compagnon.
L’évolution: passer d’un régime omnivore au végétarisme
Arrêter la viande, quand on en a toujours mangé et que l’on a construit sa culture culinaire autour d’elle, n’est pas un changement si évident, en tous cas pas quelque chose que l’on puisse implanter du jour au lendemain sans s’être véritablement informé. Je n’en étais pas une grande consommatrice, et pourtant, j’ai dû procéder par étapes et il m’a fallu un certain temps pour tout à fait ajuster mes apports à mes besoins.
Chaque cas est différent, bien sûr, mais de manière générale je vous recommande à mon tour de fonctionner petit-à-petit (sauf si cela ne fait pas sens pour vous), de manière à vous déshabituer progressivement, tout en incorporant de bonnes nouvelles bases dans votre assiette. Les protéines végétales offrent de nombreuses possibilités, mais il faut apprendre à les utiliser! Je crois que le fait de devenir végétarien sans savoir s’alimenter comme tel est une porte ouverte aux échecs et donc à un retour plus probable à une alimentation classique. Pour plus d’informations à ce sujet, n’hésitez pas à consulter le Guide du végétarien débutant, un document gratuit proposé par l’Association Végétarienne de France, ou des livres de cuisine dédiés au sujet, par exemple Mon premier diner végétarien, ou les titres des éditions La Plage.
En ce qui me concerne, j’ai procédé de la manière suivante:
1. Diminution de la viande dans mes repas: j’ai arrêté d’en manger tous les jours (on ne se rend pas compte mais entre les lardons, le jambon, les sandwiches, etc… en plus des vrais plats de viande, on a souvent tendance à consommer plus de produits carnés qu’on ne le croit!) pour me limiter à 2-3 fois par semaine ou moins. Je faisais attention alors à acheter une viande de la meilleure qualité possible.
2. Éviction de la viande à la maison: au bout de quelques mois, j’ai fini par arrêter d’acheter de la viande à cuisiner à la maison, puisque cela commençait à m’écoeurer – je voyais un morceau d’animal mort, pas un aliment. J’aimais encore le goût, de temps en temps, et profitais de certaines sorties au restaurant pour manger un hamburger ou un bobun carnivores, mais je refusais d’en préparer moi-même pour les jours habituels.
3. Arrêt complet de la viande: en découvrant des options végétariennes sympas près de chez moi, j’ai très progressivement arrêté de manger des produits carnés même lors de mes sorties au restaurant, et commencé à avertir mes amis et ma famille de ne pas m’en préparer lorsque je me rendais chez eux. À Noël, j’ai goûté un petit morceau de dinde pour voir où j’en étais, ce qui a confirmé l’évolution complète de mon goût: j’y ai senti une saveur de « chair » qui m’a beaucoup déplue.
Ce qui m’a le plus frappé au cours de ce cheminement, c’est de voir à quel point on peut se déshabituer de certaines saveurs, jusqu’à les voir perdre tout intérêt. Les grands amateurs de viande désireux de faire un petit effort n’ont donc pas à s’inquiéter: on se sèvre de ces produits aussi bien qu’un bébé se sèvre du lait maternel, et il existe une infinité d’alternatives délicieuses, parfois très similaires. Je pense que le plus important est de s’écouter, de cheminer sans pression, sans tenir compte des jugements. Être très progressif si besoin, c’est aussi être sûr de s’approprier complètement son nouveau mode de vie, et de le tenir sur la distance.
Ma situation actuelle
Je me trouve aujourd’hui dans une situation un peu mixte, une sorte de quasi-végétarisme tirant au maximum vers le végétal (pratiquement aucun produit laitier à part un peu de fromage, et des oeufs de temps en temps). Il m’arrive exceptionnellement (4-5 fois depuis la fin de l’été) de consommer du poisson ou des fruits de mer, uniquement lors d’occasions spéciales. Je ne sais pas pour l’instant s’il s’agira de mon régime définitif ou si je continuerai à évoluer, puisque je fonctionne au feeling, mais pour l’instant il me convient assez bien.
☞ Ce que je mange pour compenser mes apports en protéines
Je me suis énormément informée sur l’alimentation végétarienne et les propriétés de nombreux ingrédients pour pouvoir rééquilibrer mes assiettes après une période de flottement. Actuellement, j’ai des apports protéiniques assez variés: céréales « alternatives » (épeautre, sarrasin, riz, quinoa…), dérivés de soja (tofu ferme fumé ou aromatisé, protéines texturées, boulettes ou nuggets à base de soja…), seitan, légumineuses (pois chiches, haricots blancs, haricots azuki, lentilles corail…), oléagineux (amandes) ainsi qu’un peu d’oeufs et de fromage. Mon grand appétit et le fait que je sois particulièrement ouverte aux saveurs que je ne connais pas m’aident beaucoup. Je veille à inclure au moins l’un de ces ingrédients, ou parfois deux, dans chacun de mes repas, et à consommer des duos céréales / légumineuses chaque fois que cela m’est possible, même s’ils sont répartis dans la journée, afin d’obtenir des protéines complètes.
Je compte bientôt vous montrer plus précisément ce que je peux déguster sur quelques jours, puisque vous êtes nombreuses à me le demander, mais en attendant, vous avez un bon aperçu de mes assiettes sur Instagram. N’hésitez pas aussi à profiter des informations offertes par les associations, notamment celles du projet 123 Veggie.
☞ Ce que cela change
Honnêtement, pas grand chose! Je n’ai pas de sensation physique différente, je ne me sens pas plus faible ni rien de ce type. En cuisine, mes temps de cuisson sont les mêmes, je n’ai pas du acquérir d’appareil particulier, rien. Seul peut-être le lieu de mes courses à évolué: pour éviter les OGM et parce qu’on en trouve très peu dans les supermarchés classiques en Espagne où je vis, j’achète mes dérivés de soja et simili-carnés en magasin bio. Enfin, vu le prix hallucinant de certains morceaux de viande même dans les réseaux de distribution habituels, il est clair que je n’ai pas non plus eu d’augmentation de budget pour mes protéines: le tofu n’est pas très cher, et les légumes secs encore moins, même en bio. Les produits tout faits de bonne qualité à base de soja ou de seitan sont plus onéreux, mais comme tout produit transformé, je ne les consomme que ponctuellement.
☞ Les envies de viande
Je reste empreinte de mes souvenirs culinaires, donc les odeurs de viande grillée par exemple me semblent toujours aussi appétissantes. Néanmoins, aussi étrange que cela puisse paraître, elles ne me donnent pas spécialement envie de viande, juste faim. Je sais que le goût me décevra, je n’y suis plus habituée, donc je ne me sens pas frustrée. Ces situations me donnent plutôt envie de textures et de saveurs similaires mais en version veggie, par exemple du fromage halloumi, des champignons, du tofu fumé, ou des petits plats à base de protéines de soja texturées, dont je suis particulièrement fan pour remplacer très discrètement la viande dans n’importe quelle recette.
☞ Les difficultés pour la vie de tous les jours
Peut-être parce que je vis dans une grande ville, ou parce que ma famille et mes amis sont conscients des gros problèmes engendrés par l’industrie de la viande: je ne ressens en tous cas aucune difficulté au quotidien à éviter les produits carnés. Il y a toujours des options végétariennes quelque part, et de toute façon, je ne fréquente presque que des restaurants avec une certaine conscience healthy à cause de mes petits soucis de santé. C’est plutôt une question d’organisation: lorsque je vais dans un quartier ou un endroit que je connais pas et que j’ai prévu un repas extérieur, je cherche auparavant quelques options sur internet pour ne pas être prise au dépourvu. Il faut notamment faire attention aux restaurants de cuisine du monde: la gastronomie indienne, par exemple, fait la part belle aux plats sans viande.
Les regards des autres ne me dérangent pas du tout non plus, même si j’ai quand même eu quelques discussions musclées avec certains membres de ma famille qui ne comprenaient pas de prime abord ma démarche. Je suis très respectueuse des choix des autres, et n’impose jamais mes opinions, ce qui m’aide peut-être à faire accepter mes choix. Les gens sont au contraire assez curieux en découvrant ma façon de manger et de cuisiner (qui est à tous points de vue assez différente des cuisines européennes traditionnelles) et me permettent de m’expliquer calmement en cas de besoin. Finalement, je me sens assez chanceuse!
***
J’espère que mon témoignage vous aura intéressé(e)s, intrigué(e)s, ou aidé à y voir plus clair. Encore une fois, le respect des opinions et choix de chacun est primordial à mes yeux, et ce que je partage ici n’est que le reflet de mes propres réflexions; néanmoins, j’espère avoir participé, ne serait-ce qu’un petit peu, à sensibiliser certain(e)s d’entre vous à ce sujet, qui me tient à coeur pour notre futur à tous.
Maintenant, à vous de vous exprimer!
Avez-vous la sensation d’être suffisamment informé(e)s des dessous de l’industrie de la viande?
Est-ce un sujet qui vous touche?
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser, j’essaierai d’y répondre dès que possible.
140 commentaires
Cet article lu vite à l’instant m’a beaucoup intéressée je le relierai à tête reposée plus tard d’ailleurs. J’ai moi même choisi de ne plus acheter de viandes. J’associe les céréales avec les légumineuses et ça fait plein de nouvelles saveurs fort sympa! Un sujet très intéressant! Belle journée
Ton article est très intéressant et je te remercie de venir partager ton expérience. Pour ma part, je ne suis pas une grande amatrice de viande et à force d’en manger de moins en moins, j’ai du mal à avaler un morceau entier mais je ne souhaite pas l’enlever définitivement de mon alimentation (ça doit être mon côté modérée!)
Comme tu le dis très justement, il y a encore beaucoup d’endroits où la viande ne vient pas d’abattage irrespectueux de l’animal (je pense au boucher de ma petite ville d’origine qui chasse par exemple) et comme tu le dis aussi très bien, à l’état de nature, l’homme chasse l’animal pour vivre, ce n’est donc pas un acte contre-nature.
Malgré tout, je suis tout à fait consciente qu’une fois encore, c’est l’industrie qui rompt l’équilibre.
J’en suis donc venue à la conclusion qu’il n’y a pas de problème à manger de la viande, à condition que ce soit avec modération. ( et là, je sens que les critiques vont fuser :-) )
Quoi qu’il en soit, j’adore lire des sites végétariens ou végans parce que ça m’inspire et me permet de trouver de nouvelles recettes sans viande ( ce qui représente la majorité de mon alimentation) Pour cela, merci! :-)
Ton article est très chouette. J’aime beaucoup ce que tu as écrit, ton parcours. J’ai la plupart du temps une alimentation qu’on peut définir comme végétarienne mais je mange encore de la viande mais quand j’en mange c’est pour manger un bon produit. Je vis dans une petite ville avec pas mal de campagne autour et on a la chance d’avoir un rassemblement de producteur qui vend sa viande directement via une petite boutique a coté d’un supermarché. La viande y est plus cher mais elle est locale, élevée en pleine nature et permet aussi au producteur de gagner sa croute. Pareil pour le poisson, c’est poisson frais du marché et pas n’importe quelle espèce ( je regarde si c’est élevage ou sauvage et la méthode de pêche) , vivant au bord de l’océan c’est un avantage.
Mais j’ai découvert pas mal d’aliments ou de façons de cuisiner en feuilletant des livres au sujet du végétarisme et du coup j’essaye de mêler tout ça a ma cuisine. J’arrive même a faire découvrir de nouvelles choses aux enfants de mon chéri et ils apprécient. Et on fait pas mal de repas sans viande tous ensemble et ça ne dérange personne (je n’impose ma façon de manger, je laisse toujours une alternative) et on essaye de parler aussi de ça.
Ce qui va être le plus dur pour moi, c’est que je vais repartir quasiment trois mois sur un bateau et je n’aurais pas le choix de mon alimentation et notre cuisinier est très viande…
Merci pour ce bel article et merci pour les recettes que tu proposes très souvent .
Mandy
Hello,
De mon côté, je n’ai jamais été un grande amatrice de viande mais chez mes parents il y en avait (et il y en a toujours) tous les jours à table. Une fois que j’ai emménagé avec mon copain pour cette raison et aussi question de budget j’ai fortement diminué naturellement. Trois ans plus tard, je n’en mange plus qu’une deux fois par semaine et souvent à l’extérieur. Je prépare souvent des recettes végétariennes à mes invités et ça ne leur pose aucun problème.
Plus je me renseigne, plus je suis dégoûtée par les conditions d’élevages industriels, et par l’impact général c’est pourquoi j’essaye de plus en plus de trouver des alternatives à la viande (et ne pas céder à la facilité des pâtes aux lardons- que mon copain adore)
Cependant, je ne compte pas arrêter totalement la viande pour la simple et bonne raison que j’adore manger un bon hamburger de temps en temps ou des saucisses au barbecue l’été. Mon objectif est maintenant de trouver un endroit où acheter de la viande de bonne qualité (je pense entre autres à la « Ruche qui dit Oui » qui s’étend en Europe)
Merci pour cet article intéressant !
C’est vraiment un article GÉNIAL victoria! Je suis tellement d’accord avec toi sur les effets sur la santé/la société/les animaux! Pfiou, il fallait un article comme ça, tu ne prends pas tellement position et n’essaie pas de nous « convertir » et c’est génial eheh, ça change des articles un peu trop radicalisées de certains blogs!
Je ne mangeait pas du tout de viande il y à encore un an de cela pour les raisons que tu as données et comme toi, je n’aimais vraiment plus ça. Seulement, pratiquant beaucoup beaucoup de sport, j’ai dû ré-inclure la viande à mon alimentation. Petit à petit, au sens inverse du tiens, j’ai ré introduit la viande à ma vie quotidienne et je dois t’avouer que ça m’a fait un bien fou! Je pense avoir besoin d’autres protéines que des protéines végétales, chaque être humain à des besoins différents après tout…
Consciente des manipulations et des cachotteries de la société, qui m’écœure, me dégoute, à chaque fois que je me prépare mon repas (toujours constitué d’un apport en protéine, notamment animal) je ne peux me passer de viande (blanche, pour une très faible consommation de viande rouge), physiquement je veux dire. Mon corps en réclame, car même après avoir été parfaitement bien informée, après avoir maîtrise le sujet sur je veganisme, lu des livres etc, je sait que ma pratique sportive rends difficile un alimentation sans viande.
Il est très vrai que chaque organisme a des besoins différents! En revanche, contrairement à ce que tu sembles dire, la pratique de sport, même à un niveau intensif, ne rend pas indispensable la consommation de viande. Il existe de nombreux athlètes et sportifs de haut niveau qui sont végétariens, voire vegans (!), dont tu trouveras facilement les témoignages sur internet. Il suffit d’être très bien renseigné et de maîtriser parfaitement ses apports :)
Merci Victoria pour cet article passionnant. Pour ma part, je ne mange quasiment plus de viande non plus et je suis chaque fois plus étonnée de la réaction des gens: « Ah bon, pas de viande? Mais que manges-tu alors? Mais c’est triste le végétarisme…. » et j’en passe! Dans notre société et en France notamment, les gens croient encore que ne pas manger de viande c’est se sous-alimenter… J’espère que ça changera.
Bon weekend!
http://www.rockmycasbah.com
Bonjour Victoria et merci pour cet article très complet. Pour ma part, j’en suis pour l’instant à la première phase « écœurement », celle qui me permet encore de manger de la viande à condition de ne pas l’avoir cuisinée et aperçue crue avant ! Je m’intéresse donc beaucoup aux apports protéiniques différents et je regarde souvent tes recettes sur Instagram. Cependant, effectivement, il me paraît compliqué de gérer un tel régime sur plusieurs jours : comment savoir si les substituts protéiniques sont suffisant et comment les incorporer au quotidien ? Je serais donc ravie (et je suppose que je ne serais pas la seule)de découvrir tes menus quotidiens sur quelques jours ! J’en profite pour te dire à quel point j’apprécie ton blog et la douceur que tu dégages au travers de tes textes et photos, mille bravos !
Coucou Victoria ! Je suis très contente que tu ais fais un article pour partager ton expérience.
Je te rejoins en tout point ! Aujourd’hui je suis pesco végétarienne mais je ne mange du poisson, des oeufs et du fromage que vraiment très rarement, la plupart de me repas sont vegetaliens.
Cela se fait naturellement, ça fait sens en moi et je pense devenir vegan bientôt. Je me renseigne beaucoup et au fur et à mesure je fais des choix plus justes pour ma santé, pour la planète, pour les animaux. Je ne ressens aucune frustration ces choix sont en accord avec celle que je suis.
Fanny du blog http://www.lespetiteschosesdefanny.com
Merci pour ton article! Je te suis complètement dans ton process vers le vegetarianisme!
Cela va faire 2 ans que je me suis peu à peu tournée vers ce mode de vie. Mon mari étant végétarien depuis plus d’une dizaine d’années, m’a donné envie. Lorsque nous vivions en Angleterre je n’achetais jamais de viande, mais je la remplaçais par des alternatives types Quorn. Une fois arrives a Barcelone, la qualité de la viande servie en restaurants m’a vite déplue, elle était grasse, peu goûteuse et cheap. Je me suis détournée naturellement de celle ci lorsque nous mangions dehors, car à la maison je n’achète plus de viande depuis pas mal d’années. Ce n’est pas toujours évident de trouver des plats veggies dans tous les restos, mais souvent avec les formules lunch espagnoles, il y a une option sans viande. Je me suis également laissée tentée par un peu de dinde à Noël, même réaction, aucun plaisir, le goût m’a déçue. Je pensais être une de ces flexitariennes, mais je me retrouve surtout dans la catégorie pescatarienne, mangeant de temps en temps du poisson, bien qu’à long terme, j’aimerai arrêter d’en consommer pour cause de pollution et de sur pêche… Bonne continuation dans ta quête du vegetarianisme!
Mine ! Mon commentaire s’est envoyé sans que j’ai fini du tout !
Donc je disais, je suis ravie de cette article. Je ne mange pas de viande depuis toujours (mes parents disent que je crachais la viande déjà à 2 ans), j’ai toujours vécu comme ça, manger de la viande pour moi est source de dégout. Il est pour moi inconcevable de manger des animaux morts en fait. J’ai toujours été vu comme une « martienne », les gens ont souvent eu du mal à comprendre ce choix et il a souvent été critiqué. Je ne l’ai pas toujours bien vécue, même si honnêtement je suis très fière de moi parce que vu les circonstances actuelles (comme celles que tu as décrite) c’est une réelle opportunité de ne pas aimé manger de la viande. Encore aujourd’hui ce n’est pas tous les jours faciles, comme tu dis on habite dans un pays où la viande c’est vraiment la base, il y en a partout. Maintenant que j’habite à Toulouse c’est encore pire, j’ai beaucoup de mal à trouver des endroits où manger. Par contre j’ai voulu arrêter un peu les produits laitiers qui ne sont pas vraiment bon pour le peau ni rien mais impossible. J’ai goûté les yahourts au soja, le lait d’amande … je trouve ça vraiment pas bon. Donc malheureusement je ne peux pas me passer de tout cela, de plus j’aurai vraiment beaucoup de carence (j’ai toujours eu une carence en fer déjà). J’aimerais bien tes conseils sur certains produits que je te vois utiliser comme par exemple les nuggets, les saucisses je crois .. Je n’ai jamais osé essayé tout ça j’ai trop peur que le goût ressemble trop à celui de la viande. Bref j’ai écris un roman mais ça me fait plaisir de pouvoir partager cette expérience !
Bisous :)
Ton article est fort bien écrit. J’en ai écris un aussi il y a quelques jours mais moins bien tourné je trouve. Je pense que le végétarisme, malgré les personnes très fermés à ce genre de démarches, va gagner des parts de marché. C’est déjà entrain d’augmenter ! Bises
Bonjour Victoria,
Moi aussi j’ai arrêté la viande depuis quelques années maintenant avec quelques exceptions parfois bien vécues quand j’étais certaine de la provenance parfois dans la culpabilité quand c’était par accident ou qu’il n’y avait rien d’autre à manger. Théoriquement je ne suis pas contre manger de la viande blanche de temps en temps seulement aucune filières, aucun labels ne m’inspire assez confiance. Pire je sais que certaines personnes vivent mon mode alimentaire comme une agression vis à vis du leur malgré le fait que comme toi je m’applique à respecter l’avis de tous sans imposer le mien et j’aurai trop peur qu’ils s’amusent à me servir de la « mauvaise » viande en prétendant l’inverse. Quand bien même je sauterai le pas je ne suis pas certaine de parvenir à la cuisiner. M’imaginer mettre les mains sur un blanc de poulet me dégoûte un peu.
Idéalement je ne suis pas certaine que le végétarisme soit la réponse aux problèmes de l’élevage industriel, je prônerai plutôt une consommation différente des produits animaux sans parler que derrière un élevage il y a des éleveurs mais c’est un autre sujet.
Mon processus au départ fut un peu le même que le tien, je me suis beaucoup documentée ce qui était nécessaire mais douloureux, faire face à certaines réalités. Puis la partie beaucoup plus sympa qui consiste à découvrir une nouvelle manière de s’alimenter, des saveurs, des mets, des assortiments et le bonheur d’avoir la conviction qu’on se fait du bien en mangeant. Cette nouvelle alimentation « raisonnée » à apporté beaucoup de choses positives dans ma vie et pas seulement sur le plan alimentaire.
Quand j’ai arrêté la viande au départ, cohérente, j’avais aussi voulu arrêter le poisson. Avec la meilleure volonté du monde et dans la joie je me suis mise à la cuisine végétarienne sauf que là le drame, je n’aime pas le soja sous toutes ses formes. Je n’aime pas le soja comme un enfant deteste les endives ou les épinards, ce serait plutôt du genre à me rendre malade….
A mes yeux mon alimentation doit certes être raisonnée mais elle doit aussi être un plaisir et l’un ne peut pas être au détriment de l’autre. Par peur de ne pas assimiler assez de protéines vegetales sans le soja j’ai donc réintroduit les produits de la mer dans mon alimentation en les choisissant soigneusement. Cette peur est-elle bien fondée? Je ne sais pas. Je serais bien incapable de défendre ma position sans faillir meme si sur le plan moral j’ai deja péché du poisson alors que je serai terrorisée demain si vous me donniez un fusil pour abattre un bœuf, le préparer et le manger mais pour l’instant j’y trouve mon compte même si à long terme j’aimerais ne plus en manger. L’alimentation d’après moi c’est comme tout dans la vie, comme le bonheur il ne s’agit pas d’être heureux là tout de suite immédiatement mais d’en prendre la direction et d’être toujours dans la volonté d’aller vers un mieux.
Voici pour mon témoignage et je me permets de compléter ta bibliographie avec d’autres lectures qui me paraissent pertinentes.
– Devenir Végétarien, les bienfaits et les dangers de Delecroix
– Terra Madre de Carlo Petrini
– The omnivore’s Dillema de Pollan
– Mes petites recettes magiques aux protéines végétales de Dufour et Garnier (pour les bases)
Ton article est très intéressant! Et j’aime beaucoup toutes tes idées de salades! Pour ma part je n’ai pas fait une croix sur la viande dans mon alimentation, mais elle se fait de plus en plus rare et j’en mange la plupart du temps lorsque l’on mange à l’extérieur.
Par contre j’ai une question qui n’a rien à voir avec la nourriture, mais lorsque l’on devient végétarien parce que l’on prend conscience du mauvais traitement des animaux, je me demandais si cela n’avait pas du coup un impact aussi sur ta façon d’appréhender la mode, notamment au niveau des articles fabriqués en cuir, chaussures, sacs…
Je trouve ton blog vraiment intéressant, et je te remercie!!!
Bonne journée!
Oui c’est très juste, la réflexion peut s’étendre au domaine de la mode!
Je n’achète pas de fourrure par exemple, mais j’achète du cuir pour mes sacs et mes chaussures principalement – ce que je trouve conceptuellement très paradoxal, parce que ce n’est pas parce qu’il n’y a plus de poil dessus que c’est acceptable…!
Je prends juste en compte le fait que les cuirs de vachette etc… sont souvent prélevés sur des animaux qui sont élevés pour la viande, et non uniquement pour leur fourrure – a priori j’ai donc l’impression que le fait d’utiliser leur cuir ne leur ajoute donc pas une souffrance supplémentaire, mais c’est évidemment contradictoire avec le fait de ne pas vouloir cautionner l’industrie carnée.
Je suis donc en cheminement très progressif de ce côté, et m’amuse pour le moment à découvrir des alternatives du côté des cuirs vegan. Le seul problème, c’est que remplacer tout le cuir par du plastique serait à mon sens une aberration pour l’environnement. Le simili-cuir n’est absolument pas biodégradable ni très écolo, alors si c’est pour dégrader la planète (qui est aussi le lieu d’habitat des animaux), cela fait-il vraiment sens?
Voilà où j’en suis de ma réflexion, mais si je viens à évoluer de ce côté, je n’hésiterai pas à vous en parler!
Il existe effectivement des alternatives vegans intéressantes en matière de mode. Je pense notamment à la marque canadienne de maroquinerie « Matt & Nat » chez qui j’ai trouvé le sac à main de mes rêves : http://mattandnat.com/shop/mitsuko-black-397 (Mitsuko) ;-) Les modèles sont jolis et originaux, un peu chers mais de bonne qualité générale et respectueux de de nos amis les animaux.
Oui je connais très bien cette marque que je suis de près depuis quelques mois grâce à mon amie Laëtitia du blog Eleusis & Mégara! :) Mais mes doutes concernant le fait de promouvoir l’utilisation du plastique restent les mêmes…
Végétarienne depuis août 2014, j’adore ton article ! Je me sens vraiment sur la même longueur d’ondes que toi (que se soit sur la poisson en option pour les grandes occasion, pour ton rapport aux autres bravo…).
Je vis aussi à Barcelone, et je trouve qu’il est plus facile d’être végétarienne ici. L’Espagne me semble plus ouvert sur cette question (sur le gluten aussi), et Barcelone compte un bon nombre de restaurants végé.
Je me demandais, je ne sais pas si tu sais, si les produits bio sont un gage de respect des animaux ? Par exemple, est-ce que le fromage bio (je ne consomme plus de lait non plus), les oeufs bio sont mieux pour les animaux que les classiques ?
Merci et encore bravo !
Bises
La différence n’est pas encore satisfaisante, malheureusement!
Sur des produits labellisés bios, on s’assure d’un meilleur traitement au niveau sanitaire des animaux (ils mangent moins n’importe quoi, ne sont pas bourrés d’antibiotiques etc…) mais pas forcément leur bien-être total, notamment au niveau de l’abattage. Je sais que l’agriculture biologique recommande ou interdit certaines pratiques pour favoriser l’éthique animale, ce qui est déjà très chouette, mais pas de manière suffisante pour vraiment garantir que les choses se fassent bien.
Pour le fromage, à part par contact direct avec un petit producteur dont on connaît les méthodes, je ne sais pas trop comment s’en assurer. Pour les oeufs, je veille personnellement à acheter du bio ET élevé en plein air, avec ces deux critères bien spécifiés, pour être sûre…
Hello Victoria,
Je me retrouve totalement dans ton témoignage et ta démarche, car depuis décembre, je suis exactement le même cheminement que toi. Aller au magasin bio est un vrai plaisir tant j’adore découvrir toutes les céréales, laits végétaux, graines, alternatives à la viande, que je ne connaissais pas. Les possibilités pour cuisiner les légumes me paraissent maintenant illimitées ! J’adore toutes les recettes que tu nous proposes et ton état d’esprit, bravo et continue comme ça :)
Ça fait du bien ce genre d’article de temps en temps ! Les gens ont tellement une image négative des végétariens en ce moment, ou du moins par chez moi. Soit les gens sont fasses à l’incompréhension avec des questions du style : Pourquoi ? question à laquelle tu es ravie de répondre au début, mais qui est pesante au bout d’un moment tellement elle semble évidente. Le coup du « Mais c’est trop bon la viande » ! Certains considèrent que le végétarien n’aime pas la viande, ce qui peut être le cas bien entendu, mais les gens n’arrivent pas à encaisser le fait que l’on veuille se priver d’un aliment que l’on aime, pour être en paix avec son éthique et sa morale (je pense au poulet que j’affectionnais particulièrement). D’autres personnes voient le végétarisme comme « la nouvelle tendance », le new-in culinaire. Mais cette idée ne me dérange pas plus que ça, du moment où elle réussi à mettre le végétarisme en avant, et que cela nous permet d’avoir plus de choix au restaurant !
Pour ma part je suis devenue végétarienne il y a plus d’un an. Après avoir vu par deux fois le fabuleux documentaire » Earthlings », que je conseille à n’importe qui, même quelqu’un qui ne veut pas forcément devenir végétarien et qui veut juste prendre conscience de comment ça se passe, et peut être juste réduire sa consommation de viande par la suite. Ce qui est déjà génial !
Sur le fait qu’il faut qu’il y ait une transition, je suis tout à fait d’accord avec toi. Je me suis jetée d’un coup dans le végétarisme, et ça peut se montrer très moyen pour sa santé quand on ne sait pas manier les aliments. Pas que j’ai eu des envies de remanger de la viande, loin de là, mais quand on ne gère pas assez sa nutrition, on a des désagréments. J’ai donc perdu pas mal de cheveux, dû faire une cure de fer, subir du coup des réflexions du genre « tu vois ça c’est parce que t’es végétarienne c’est mauvais pour la santé », alors que je pense tout l’inverse, mais on finit par s’en laisser un peu convaincre quand on voit son état capillaire. Du coup vraiment, je conseille à tout ceux qui sont intéressés par ce mode de vie, de bien se renseigner avant, de découvrir les fabuleuses substitutions que l’on peut trouver (en magasin bio on trouve des trucs vraiment chouettes et bonnes, avec des samossas, nems, faut hachis, faux steacks, fausses saucisses …).
Donc merci encore pour cet article :)
Et surtout les végétariens, ne jugez pas les omnivores sur leur alimentation, parce que c’est la meilleure voie pour se faire juger à son tour. Respectons les idées d’autrui et évitons d’entrer dans un système moralisateur.
J’approuve à 100% tout ce que tu dis (j’ai moi aussi eu une phase de carence au début avec les commentaires moqueurs qui allaient avec, donc je compatis!). Merci!
Bonjour Victoria !
J’ai dévoré ton article (sans mauvais jeu de mots) ! La question du végétarisme se pose à moi depuis une dizaine d’année. Depuis toute petite, je n’aime pas plus que ça la viande (même si je raffole de la charcuterie…) et par conséquent, en m’installant seule pour faire mes études, j’en ai mangé de moins en moins (il y avait aussi une question de budget). Et puis j’ai rencontré mon compagnon et cela a été difficile de faire diminuer sa propre consommation de viande (le végétarisme est quelque chose d’inenvisageable dans sa propre famille) même s’il est très sensible aux conditions d’élevage et d’abattage des animaux. Nous choisissons donc des produits si possible de bonne qualité sur ce plan mais je n’ai pas non plus les moyens d’assumer deux régimes alimentaires différent au point de vue financier. Je continue donc à manger un peu de viande (1 à 2 fois par semaine), des oeufs, un peu de poisson, du fromage mais très peu de lait (je ne le digère pas). Malheureusement, et après plusieurs essais et plusieurs marques, je n’apprécie pas particulièrement le tofu ni les laits végétaux mais je mange énormément de légumineuses… Et puis à Paris, je trouve les prix des magasins bios et spécialisés prohibitifs donc cela constitue un frein pour moi… Mais ma conscience n’est pas tranquille et en même temps je n’ai pas envie de culpabiliser lorsque je mange. Du coup je vais continuer à me documenter et laisser les choses se faire progressivement :)
En tout cas, merci pour ton article qui n’est pas moralisateur mais donne beaucoup de pistes de réflexion !
Passe une très belle journée :)
La moitié qui est carnivore, je connais ça ! ma solution est simplement de cuisiner des accompagnements végé (par exemple un poivron farci quinoa, haricots rouges, mais), de ne manger que cela et de laisser chéri cuisiner son morceau de cadavre. De cette manière, il se rend compte à quel point c’est contraignant d’en manger et en mange moins. Mais je doute de pouvoir un jour le convertir…
Ton article est vraiment bien construit. On comprend ta démarche, tes envies, tes besoins et tes changements. Il est très bien écrit, explicatif et on n’a limite plus de questions à te poser !
Je dois avouer que c’est par la « tendance » que j’ai commencé à m’interroger sur mon alimentation carnivore. A travers les blogs comme le tien ou aussi ceux outre-atlantiques j’ai commencé à découvrir les alternatives à la viande et de succulents plats végétariens. Ma curiosité m’a poussé à alterner mon alimentation de tous les jours (carnivore) avec de l’alimentation végétarienne. Petit à petit, j’ai commencé à moins manger de viande. Je ne mange pratiquement plus de viande rouge. Je mange encore du poulet, un peu de charcuterie et des œufs. Et je suis bien comme ça, pour l’instant. Je ne veux pas m’infliger un régime car je suis bien comme ça mais peut-être que plus tard, je diminuerais encore mon alimentation carnivore.
J’habite dans une région d’élevage. Je passe tous les jours à côté de fermes et c’est vrai que de se réveiller à côté de ces animaux, de voir grandir les veaux l’été et d’acheter sa viande en barquette juste derrière était de moins en moins envisageable pour moi. De plus, à cause des déjections animales, nous ne pouvons plus nous baigner dans la rivière, le surplus d’exploitations animales entraine dans la région de véritables problèmes environnementaux. Les sols sont ruinés, on ne peut plus cultiver.
J’aimerais que cette prise de conscience + la tendance actuelle fassent réfléchir plus de gens.
Malheureusement, dans 30 ans, si tout le monde prend conscience de notre planète et de la cause animale et que l’on décide de diminuer notre alimentation carnivore, que vont devenir tous ces animaux d’élevage ?
Bref, le combat n’est pas fini. Mais merci beaucoup de nous faire partager ton expérience sans rentrer dans la tendance « donneuse de leçon ». Ca nous donne une approche différente et très instructive.
x,
Maïa
http://wildandfolkheart.com
Hello,
Je suis généralement une lectrice assez silencieuse mais ce sujet ne peut que et doit (absolument) nous faire réagir. Toutes. Tous. Tu résumes bien les choses… La nourriture carnée est néfaste, à long terme, pour notre santé et notre environnement, et, à court terme, pour ces adorables petits animaux que nous côtoyons chacun au quotidien.
Je n’ai pour ma part pas totalement évincé la viande de mon alimentation mais je veille à n’en consommer qu’en toute petite quantité et à privilégier la qualité. C’est non négociable. Et c’est la même chose pour les produits que nous « offrent » les animaux comme le lait, le beurre, les œufs, le fromage ou le miel. Je dois sans doute paraître peu tolérante mais je pense qu’en tant qu’êtres humains nous avons la responsabilité de réfléchir à ce problème et de ne pas fermer les yeux sur ce que nous cachent les lobbys français. Il est vrai que l’on est très peu renseignés sur le sujet si l’on ne va pas de nous-mêmes vers l’information mais ce n’est pas une raison valable et acceptable pour occulter une partie importante de la réalité et écarter d’un geste la souffrance d’êtres vivants.
Alors, oui, les produits carnés, c’est très bon (quoique, c’est une question de goûts, non ?), cela fait partie de notre tradition culinaire et c’est finalement devenu tellement banal que l’on en cuisine par habitude, mais est-ce que cela vaut le coup de blesser, de tuer ou pire encore de torturer de pauvres animaux ? Surtout que tu pointes du doigt quelque chose qui me paraît vraiment fondamental… Quel(s) droit(s) avons-nous sur eux ? C’est en réalité la raison du plus fort qui l’emporte sur ce combat. Et, éthiquement parlant, que peut-on en dire ?
Merci beaucoup pour ton article !
Végétarienne depuis 14 ans ! Franchement, je suis heureuse que la blogosphère commence à s’intéresser à ce mode de vie plus respectueux de la vie en général. Je dirais que le plus difficile c’est de s’alimenter le midi quand on est au boulot. En tous cas, pour ma part, dans les sandwicheries, il n’y a que peu d’alternatives à la viande. Le pire étant les repas d’entreprise où je dois aller voir le cuisinier pour lui demander une assiette végé et quand cette assiette arrive, de voir tout le monde se tourner vers moi et me poser des questions…Pourquoi t’as une assiette différente toi? C’est à la limite du « tu te prends pour qui de refuser de manger comme nous? »
Mais franchement, je ne changerais de régime pour rien au monde, je ne veux pas être complice d’assassinats et d’esclavage!
Salut Victoria! Article très intéressant bien que je ne partage absolument pas ton point de vue!
Etre végétarien ou vegan est un choix privé, tous les choix doivent être respectés. Je me pose simplement la question des « méfaits » ou problèmes de santé qu’un tel choix peut engendrer. Une amie à moi est vegan depuis 7 ans maintenant et elle enchaîne quelques soucis de santé notamment hormonaux et on vient de lui trouver des problèmes de densité osseuse entraînant une osteoporose précoce. Sans vouloir dire que son régime alimentaire est responsable de ces problèmes à 100%, elle semblait me dire que les nombreux médecins qu’elle a vu ne lui recommandaient pas de poursuivre dans ce sens. Alors elle réintègre peu à peu les viandes et laitages. C’est la seule zone d’ombre assez effrayante que je reproche à ce type de comportement alimentaire. Cela favorise t-il des pathologies ou problèmes qui auraient pu rester en sommeil sinon? Mon amie est devenue une presque-spécialiste à ce sujet et elle m’indiquait qu’elle n’aurait pas du pousser son régime aussi loin et manger varier (c’est une logique que je soutiens et applique personnellement). A chacun son expérience, son ressenti et ses convictions…
Pour ma part, je ne consomme de la viande que de très bonne qualité, achetée en boucherie dont je connais l’approvisionnement etc..Cela coute en moyenne 3x plus cher qu’en supermarché mais c’est délicieux et certainement meilleur pour l’environnement.
Je suis contente d’avoir lu tes opinions et j’espère que tu vas pour le mieux!!
Clara
Bonjour,
Je suis d’accord avec toi concernant la plupart des points évoqués, et adore moi même manger végétarien, même si je ne le suis pas du tout.
Maintenant, en termes d’éthique, je préfère largement manger de la viande d’un producteur que je connais (c’est une chance je le conçois) et le faire vivre, que des produits dérivés de soja ultra industriels finalement, bizarement, manger de la viande me parait beaucoup plus naturel.
Je ne voudrais surtout pas voir l’élevage « traditionnel » disparaître, c’est un métier, pour le connaitre, que j’admire et très difficile, qui fait partie du patrimoine d’un pays, contrairement à des nuggets de soja qui n’ont aucune histoire et aucun charme.
Beaucoup plus qu’encourager le végétarisme, je préfère retourner à une alimentation simple et peu chère, où la viande est un produit de fête qu’on a chérit et qu’on savoure.
Je ne mange pas de poisson car ne vivant pas au bord de la mer je ne vois pas l’interet de manger du poisson surgelé venant de je ne sais ou.
Bref, on peut ne pas être végétarien et mettre du sens dans son alimentation malgré tout.
Bonne journée!
Je comprends ce que tu évoques oui!
Concernant le métier d’éleveur, je t’avoue n’y avoir que peu de sensibilité, mais c’est personnel.
Concernant le charme et la tradition, à mon sens il est quand même tout à fait possible de la créer avec des produits végétariens, tout simplement en privilégiant les préparations homemade comme je le fais. Je cuisine tout avec amour, avec des produits les plus bruts possibles (sauf manque de temps, hein, mais on ne peut pas être parfait à 100% 24h/24), et j’aime beaucoup l’univers que je me suis créé, même s’il n’est pas enraciné dans un terroir ou une culture en particulier. Étant moi-même issue d’un bi- voire triculturalisme, et étant la première génération française de ma famille, le fait de ne pas forcément m’inscrire dans un terroir ne me dérange pas du tout, j’ai grandi en « citoyenne du monde » donc c’est naturel pour moi.
« dérivés de soja ultra industriels finalement », je voudrais juste préciser (la fille qui s’incruste partout haha) que le soja contenu dans les produits végétariens/végétalien est la plupart du temps issu de cultures biologiques dans le Sud-Ouest de la France. Tout ses dérivés bio peuvent aussi l’être, il suffit ensuite de faire attention aux provenances et parfois, malheureusement c’est compliqué de tout allier (éthique, local, etc.) Il faut faire du mieux que l’on peut :)
J’arrive après la bataille et loin de moi l’idée d’interpréter les propos de Nounouille mais j’avais compris que plus que de s’inscrire dans un territoire l’idée est plutôt de soutenir un savoir faire et un patrimoine culturel (dans le cas de l’élevage traditionnel j’entend). Personnellement, le fait de manger de la viande ne me choque pas et je pense qu’on peut être contre ces pratiques que tu dénonces a juste titre mais sans boycotter la viande et soutenir ces quelques producteurs qui garantissent un minimum d’éthique et qui perpétuent un métier. Je vois un peu ca comme lorsque j’achète quelque chose fait main et local pour soutenir les artisans locaux. Ton article fait référence a des alternatives mais n’insiste pas trop dessus (en même temps le thème de l ‘article est l’arrêt de la viande).
Enfin bref, a chacun ses causes, je ne pense pas qu’il y ai des gens foncièrement pour la torture des animaux pas plus que de gens pour la mise aux chômage de tous les éleveurs français, a chacun sa cause et sa façon de trouver son équilibre!
Moi je suis sensible aux cultures, traditions notamment culinaires. Je suis moi même née en Amerique du sud, j ai grandi en France dans un milieu très très international, presque tous mes amis sont bi nationaux, je partage ma vie avec un Allemand, et je vis depuis mes 20 ans a l’étranger. Tout ça pour dire que je comprend très bien le concept de “citoyenne du monde”. Je n’ai pas de sentiment d’appartenance et j’ai le sentiment d’être un peu de partout et de nul part. Mon assiette est le meilleur moyen que j ai trouvé pour représenter toutes mes facettes, je ressens un besoin immense de manger du fromage, du saucisson, de me rappeler de mon enfance en mangeant des arepas et ou des empanadas. De meme lorsque j’arrive dans un pays j’adore découvrir sa gastronomie locale et être sure d’en rapporter quelque chose. Ma zone neutre est quand je mange healthy (la plupart du temps), c’est pour moi aussi denué d’attache que moi. De plus, c’est le terrain d’entente, notre suisse gastronomique entre mon copain allemand et moi.
je viens de me relire et je suis sincèrement désolée d’avoir écorche le pseudo d’une telle façon, si j’avais voulu avoir l’air bête je n’aurais pas fait autrement :(
J’ai eu la même prise de conscience il y a deux ans, pour les mêmes raisons que toi, plus éthiques que pour ma santé. Je n’ai plus mangé de viande depuis, mais c’est vrai que c’est dur, en vivant dans la campagne française. Je ne peux pratiquement plus aller au restaurant, ou alors je m’y sens lésée, la famille et les amis ne comprennent pas forcément toujours… Même si je le fais pour les bonnes raisons (selon moi, toujours), c’est vrai que parfois, je me pose des questions. Bon, pour l’instant, je ne lâche rien, mais je ne sais pas si je pourrai continuer ce régime longtemps, pour tout te dire. Je me sens un peu trop différente des gens qui m’entourent, maintenant.
Je conçois tout à fait qu’en campagne cela ne soit pas forcément facile, surtout si nos proches ne sont pas sensibles à nos choix. Je me sens chanceuse de ce côté (et il faut dire que je suis très indépendante de caractère, je me fiche éperdument d’être une outsider, donc ça m’aide aussi). Bon courage!
Bonjour!
Ton article est très intéressant et me touche vraiment beaucoup… En effet, j’ai arrêté de manger de la viande à 18 ans. Avant, ce n’était pas envisageable pour mes parents, qui n’ont jamais vraiment comprit ma démarche. Comme la majorité des personnes dans les commentaires, j’ai eu droit à de la moquerie, des « pourquoi? », des remises en question constantes et aussi beaucoup de discours culpabilisants. J’ai tenu bon pendant 5 ans en tentant au maximum de remplacer par du soja mais mon médeçin à finit par se rendre compte que j’avais une sensibilité élevée anormale au soja et qu’il jouait beaucoup trop sur mes hormones. Privée de soja, j’ai eu de plus en plus de mal à varier mon alimentation et étant étudiante à ce moment là, je vivais très mal. J’ai commencé à faire de très grosses carences en fer, j’étais en permanence fatiguée; j’en arrivais à avoir des envies véritables de viande, même d’en rêver la nuit! et au cours d’une période d’examen j’ai fini tellement épuisée que j’ai été hospitalisé. Cela faisait 5 ans que je ne mangeais plus de viande et le medeçin urgentiste à eu une longue discussion avec moi; à la fin, je n’avais plus vraiment de choix: continuer à priver mon organisme de fer ou consommer de nouveau de la viande. La pression de mon entourage qui n’avait jamais soutenu la démarche à finit par payer et j’ai recommencer à manger de la viande. La première fois, réaction très violente, un dégoût total du goût, de la substance, j’ai vomi toute la nuit. Puis, petit à petit, de temps en temps, au restaurant ou chez des amis, j’ai simplement recommencer à en manger. Et il y a 5 mois, patatra, on m’a diagnostiqué une intolérance au gluten.Cette nouvelle m’a poussé vers une nouvelle façon de voir mon alimentation, une vraie révolution… Je m’alimente mieux, je varie, je m’inspire (merci à toi!)… Mais j’habite une petite ville, bien s’alimenter est un combat, c’est cher… Etant donné ma réaction au soja, il m’est impossible de me passer de viande et la perspective d’être une « intolérante au gluten-végétarienne » m’est encore trop invasive, trop restrictive. J’essaie, je me restreins, je mange de la viande 1 à 2 fois par mois, maxi… Je continue mon chemin, moi aussi! Désolée pour le long roman mais ce genre d’article réveille beaucoup de sentiments forts, à en lire les commentaires.
Merci pour cet article très intéressant, complet et vraiment très bien rédigé, bravo !
De mon côté, nous avons réduit, ces dernières années, fortement notre consommation de viande, pour des raisons éthique et de santé principalement (2 fois maximum par semaine, en moyenne). J’évite autant que possible de manger de la viande au restaurant car bien souvent, elle provient des filières classiques, ce qui me dérange.
La viande que nous achetons provient d’un boucher qui vend uniquement des produits bio et locaux en partie. Mon raisonnement est le même pour les poissons car malheureusement, aujourd’hui, manger du poisson n’est pas plus sain et meilleur pour la santé notamment que c’est du poisson d’évelage.
De manière générale, je privilégie la qualité à la quantité, dans toute mon alimentation.
J’avais lu un article que j’avais trouvé intéressant. Je te mets le lien au cas où tu ne l’aies pas déjà lu : http://www.santenatureinnovation.com/lhomme-est-il-vegetarien-par-nature/
En ce qui concerne mes collègues, ils sont toujours très étonnés de mes lunch box car ils ne correspondent pas (toujours) aux habitudes communes française d’alimentation.
Pour ce qui est des habitudes alimentaires, je confirme que l’on peut totalement se déshabituer d’un goût ou d’une saveur, j’en ai fait l’expérience !
Bonne journée Victoria
Bonjour Victoria !
Moi même végétarienne c’est toujours intéressant de lire des articles à ce sujet car nous avons tous une expérience différente ! Personnellement j’ai toujours adoré la viande autant mes sœurs en mangeaient très peu voir pas du tout autant moi je boudais les légumes mais me jetait volontiers sur la viande! Du coup quand j’ai annoncé à ma famille il y a un an que je ne voulais plus manger d’animaux (c’est ce que je dis maintenant car les personnes – tellement mal informées – pensent que quand tu ne manges ni viande, ni poisson tu es végétalien…)
Ma démarche a tout d’abord été éthique : j’étais tombé sur l’instagram de Essena O’neill – qui, elle, est vegan – et j’ai fini par regarder certains documents qu’elle conseillait comme 101 reasons to go vegan ou the best speech you will ever hear et je me suis rendu compte à quel point j’avais mis des œillères et j’avais totalement était conditionnée par une société carnivore… Honnêtement j’en ai pleuré quand je me suis rendu compte de la souffrance qu’il peut y avoir au sein de l’industrie animale. Durant tout ce processus, j’étais arrivé à la conclusion que si un jour j’avais des poules chez moi je mangerais leurs œufs et les consommerai comme mes grands-parents avaient l’habitude de faire comme j’étais petite. Mais à force de m’interroger sur la question, pour moi il n’y a pas de façon de consommer « éthiquement » un animal comme il n’existe pas une manière « éthique » de voler le sac de quelqu’un ou de tuer une personne.
Je ne porte aucun jugement et je n’essaye jamais de convaincre personne. Si quelqu’un de mon entourage me demande de lui expliquer mon végétarisme je vais lui exposer mes raisons sans jamais essayer de le convaincre. Je ne suis en aucun cas parfaite : il m’arrive encore très rarement de consommer du poisson quand aucune autre alternative ne s’offre à moi et je mange encore du fromage très occasionnellement. Mais aujourd’hui consommer un animal me donne l’impression de consommer une vie et qu’à chaque fois je pourri un peu plus mon âme (c’est la seule image que je trouve pour décrire cette sensation).
Je pense que l’alimentation est un des actes les plus personnels et donc sensible chez l’homme, chacun est sur son propre chemin et doit en agir comme il le sent. Pour autant, voir se développer un mode de consommation omnivore plus éthique et quelques consciences se réveiller me met du baume au cœur.
Passe une bonne journée :)
Bel article Victoria.
Je ne suis pas végétarienne et j ai trouvé mon équilibre en mangeant tres tres souvent végétarien voire vegan et en consommant de temps en temps de la viande. J ai la chance d habiter dans une ville avec la campagne proche et d etre en relation avec des producteurs. On achete donc une fois par an de la viande qu on congèle, je consomme un peu de poisson et de fruits de mer, et de la volaille élevée dans ma famille avec des agriculteurs. Je préfère en consommer tres peu mais savoir ce que je mange et avec vraiment une belle qualité.
Je m éclate aussi dans la cuisine végétarienne. Cela fait 8 ans environ que je consomme régulièrement des produits bios à base de tofu….
J apprécie de manger de temps en temps du fromage.
J adore le cousine vege, mais y a des trucs qui m interpellent. J ai du mal avec certaines recettes qui veulent reproduire des aliments d origine animales, le faux mage, le faux gras….
Merci encore pour ce bel article bien écrit et respectueux. Et encore bravo pour ta démarche, ton cheminement et ton recul. Bises
très bel article que tu as vraiment bien écrit, en donnant tes opinions sans les imposer. Je dois être la seule pour l’instant à laisser un commentaire en disant que je mange de la viande très souvent, je n’ai pas encore eu cette réflexion, même si le sujet est de plus en plus souvent évoqué sur le net, télé ou magazines. J’adore manger et j’adore la cuisine traditionnelle, qui fait donc la part belle à la viande, effectivement. Je fais juste attention à bien manger équilibré et de tout, de ce fait je mange peu ou pas de viande le soir, mais souvent à midi, ou du poisson que j’adore. Merci en tous les cas pour cet article qui donne à réfléchir, rien n’est gravé dans le marbre pour moi, puisque je découvre au fur et à mesure de bien jolies recettes sur ce blog ou ailleurs, qui donnent une alternative à la viande. Alors pourquoi pas réduire dans un premier temps, tranquillement. Je ne suis pas persuadée d’éradiquer la viande complètemement, parce que je ne suis pas dans cette optique-là pour l’instant. Hâte de voir d’autres bonnes recettes!
bonne journée
flo
jaivoulutester.over-blog.Com
MERCI MERCI MERCI pour cet article Victoria, tu résumes exactement ce par quoi je suis passée aussi ! Végétarienne depuis un an, j’ai d’abord supprimé totalement la viande (en février), puis le poisson et les fruits de mer (en juin). Aujourd’hui, ça ne me manque plus, on a pleins d’alternatives à disposition, et sans avoir besoin de chercher des heures. Perso, je ne suis pas une amatrice de cuisine et de plats qui mijotent, du coup je remplace la viande par des steaks de soja, des galettes de légumes, des quenelles natures, des quiches aux légumes, etc et je consomme comme toi de temps en temps des pois chiches, des haricots blancs, des amandes… J’ai gardé les œufs et le lait mais j’aimerais passer au lait végétal (soja, amande…). Tout est possible, il faut juste un peu de volonté ;)
Merci pour ton témoignage.
Je suis encore omnivore, je mange encore des protéines animales uniquement lorsque je ne mange pas chez moi, ce qui correspond à peu près à 5 à 6 fois par mois. Je n’achète plus de viande, de temps en temps des sardines ou du poisson, mais ça reste exceptionnel.
J’ignore si comme toi, je ferai mon coming-out végétal, mais ce qui est sûr, c’est que j’essaie de lire sur le sujet, je regarde pas mal de reportages aussi, merci Youtube. :p
J’ai commencé la diminution des protéines carnées uniquement par intérêt sanitaire : j’en avais trop ras-le-bol de ma peau boutonneuse. Je suis passée à un régime à IG bas. Il m’arrive de faire des écarts niveau IG, mais c’est exceptionnel et ma peau me punit en général de toute façon.
Puis avec le temps, je suis devenue un peu + sensible à la cause environnementale, j’ai d’ailleurs entamé une démarche zéro-déchet par la suite. La cause animale me touche, mais elle n’est pas encore un facteur déterminant dans un basculement VG, j’ignore si elle le deviendra un jour et j’avoue me sentir mal à l’aise parfois avec des VG qui eux militent pour cette cause.
La raison principale pour laquelle je ne suis toujours pas végétarienne tient uniquement à moi, je ne m’affirme pas, je n’y arrive pas. Pas encore. C’est surtout auprès de mes proches que j’ai le plus de mal. Malheureusement pour moi, aucun n’est sensibilisé/sensible au végétarisme.
Le cheminement est long en ce qui me concerne, il aboutira au végétarisme, peut-être pas.
Hello Victoria.
Merci pour cet article qui trouve encore une fois une certaine résonance en moi !
Depuis 1 an et demi, j’ai diminué ma consommation de viande parce que je me suis rendue compte que je mangeais de la viande sans envie réelle, par réflexe Je n’ai jamais été une grosse consommatrice mais j’achetais du jambon ou de la charcuterie chez moi (jamais de viande à cuire) et j’en mangeais finalement souvent (burgers, lasagnes, raviolis..).
Au moment où j’ai décidé d’assainir mon alimentation, j’ai donc pris la décision de diminuer ma consommation de viande puisque c’est cher, plutôt pas bon pour la santé, ni pour la planète. Ma règle de décision me laisse de la souplesse car elle repose simplement sur la question « est-ce que j’en ai envie ? ». C’est aussi simple que ça :)
Je n’en ai en fait quasiment jamais envie donc les repas que je choisis pleinement sont presque toujours végétariens. En revanche, quand je mange chez les autres ou dans certaines circonstances (ex : une planche à partager dans un bar, un resto asiatique), j’en consomme sans culpabilité et même parfois avec plaisir. Je mange du poisson de temps en temps.
Maintenant quand je vais chez mes parents, je suis écœurée au bout du 2e repas carné. Je trouve ça lourd et j’ai l’impression que ça m’empêche d’avoir de l’appétit pour manger des choses meilleures pour moi (notamment des légumes et des fruits).
Je m’interroge sur les produits à base de soja car j’ai lu plusieurs fois que ce n’était pas bon pour la santé (perturbation du système endocrinien). Qu’en penses-tu ?
J’aime beaucoup ton point de vue!
En ce qui concerne le soja, effectivement c’est un point trouble que j’ai du mal à clarifier mais qui me touche tout particulièrement puisque j’ai justement une maladie auto-immune qui déséquilibre mon système hormonal, je dois donc faire attention. Les arguments pour et contre sont assez valables dans les deux sens, mais il semblerait que cet effet perturbateur, dans le cadre d’une consommation normale (peut-être 3-4 fois par semaine ou moins), n’ait jamais été démontré. Par principe de précaution, je me limite personnellement à ces quantités, et surtout j’achète toujours du soja bio (parce qu’à mon avis les pesticides et OGM ne sont pas anodins dans l’histoire non plus). Si un jour j’ai accès à de meilleures informations sur le sujet, je n’hésiterai pas à les partager!
Merci pour ta réponse !
Super article,
J’avais décidé vers 14 ans d’arrêter complètement la viande mais vivant encore chez mes parents je devais me contenter de manger l’accompagnement des plats (ne pouvant pas imposer mon nouveau régime à toute ma famille bien sur même si ma mère faisait beaucoup d’efforts pour me satisfaire aussi ). Ça m’a fait perdre beaucoup de poids et de muscles, du coup j’ai craqué et me suis remise à manger du poisson et de la volaille. Ton article me motive à essayer à nouveau de réduire ces apports en viande et à trouver d’autres sources de protéines dans les légumineuses ect…Maintenant que je vis seule et que j’ai accès à plus de sources d’info sur le sujet ça devrait être plus simple pour éviter les pertes de poids.
Très chouette ton article, j’aime ta vision des choses et aussi que tu ne juges personne ! De mon côté, réduction de la viande depuis quelques mois : je n’avais pas l’impression d’en manger beaucoup car je n’achetais quasiment jamais de viande à cuire, mais au final, entre le jambon dans les sandwichs, le chorizo sur les pizzas ou le thon dans les salades, je me suis rendue compte que j’en consommais beaucoup plus que ce que j’imaginais. Je fais donc des efforts, j’achète parfois de la viande bio (même si je sais que ça n’est pas forcément beaucoup mieux), je me fais des pizzas végétariennes, des pâtes citron / basilic, et puis des super soupes lentilles corail / lait de coco ! Le livre « Mon premier dîner végétarien » m’aide pas mal aussi. J’ai encore beaucoup de chemin à parcourir, j’ai gardé de mauvais reflexes au restaurant ou quand je ne sais pas quoi me cuisiner, mais j’espère qu’un peu à la fois, je vais réussir à avoir une alimentation en phase avec ce que me dit mon coeur (qui adore les animaux) et mon cerveau aussi (objectivement, entre les problèmes environnementaux, le bien-être animal, les conséquences sur la santé… je me demande comment j’arrive encore à manger de la viande et du poisson). Et comme toi, Laëtitia m’a ouvert les yeux sur plein de choses et je l’en remercie ;)
Le fait que tu es l’une de mes blogueuses préférées se confirme avec cet article. Le déclic m’est venu très jeune, vers 15/16 ans je crois. J’ai diminué petit à petit comme toi, pour n’arriver qu’à une consommation de poisson de temps en temps. Mais les choses sont un peu plus compliquées de mon côté, car je suis extrêmement difficile en matière de légumes et fruits ! Même si j’imagine que j’ai quelques carences alimentaires, pour rien au monde je ne remangerai un bout de cochon :)
En tout cas je salue ta démarche, des blogueuses engagée comme toi c’est rare et précieux!
Bisous,
Amélie
C’est une démarche que je peux comprendre. Je suis végétarienne depuis l’age de 14 ans (j’en ai 33) par goût. Par contre, j’aime le poisson et les fruits de mer et les œufs (j’adore les œufs et dès que j’aurai un jardin, j’aurai des poules, juste pour les œuf). J’habite dans un pays de carnassiers ! Ici, le poulet est quasiment considéré comme un légume, dans le sens où pour eux ce n’est pas de la vraie viande ! C’est dire ! Je me suis un temps remise à manger du poulet car j’avais du mal à varier mes apports proteinés. Mais ça a fini par m’ecoeurer… Puis j’ai découvert ton blog et parallèlement un des supermarché de la ville à développer son rayon bio ! Je n’achète que de la viande pour mon chien, du game, car c’est un élevage bio, adapté au pays, qui n’épuise pas les ressources… J’ai hâte de découvrir tes nouvelles recettes et la repartition de tes menus pour équilibrer tes apports proteinés ! Ma déception ici c’est de ne pas trouver de steaks de soja ! Je les adorais !!
La viande contient des acides aminés essentiels à l’organisme humain que l’organisme ne peut fabriquer par lui-même.
Aussi il y a une enzyme qui ne se trouve que dans les viandes et qui est vital à la fixation du calcium dans les os.
Malheureusement la plupart des végétariens lors de la vieillesse rencontreront des sévères problèmes de carence en calcium, par conséquent une fragilité excessive des os.
Quelques conseils à suivre pour ceux qui consomment les viandes
• Il faut manger des viandes saines
• Manger avec modération (le juste milieu)
• Manger toujours les fruits avant les viandes pour l’équilibre acido- basique de l’estomac
• Ne jamais manger de viande et ses dérivées le soir
A bon entendeur
Je ne sais pas d’où tu tiens tes informations, parce que pour le calcium, c’est vraiment tout le contraire: les végétariens ont généralement moins de problèmes d’ostéoporose que les carnivores. Il y a d’excellentes sources de calcium dans le monde végétal, celui-ci est très loin de se réduire aux produits animaux. C’est plutôt la surconsommation de viande et de produits animaux qui acidifie le corps, son augmentation lors des 50 dernières années dans nos sociétés a d’ailleurs provoqué une grande augmentation des carences en calcium et des problèmes osseux (fractures, ostéoporose…), sans parler des cancers. Pour en savoir plus, je te renvoie aux lectures et vidéos que j’ai proposées dans l’article. Donc comme tu le dis, il faut toujours rester dans le juste milieu si on est omnivore, et simplement surveiller ses apports lorsque l’on est végétarien.
Concernant les acides aminés, encore une fois, cette légende est une erreur. On retrouve tous les acides aminés essentiels dans quelques produits végétaux, notamment le soja et la spiruline.
« Aussi il y a une enzyme qui ne se trouve que dans les viandes et qui est vital à la fixation du calcium dans les os. »
Peux-tu préciser de quoi il s’agit?
Merci!
(Pour info, le calcium se fixe avec la vitamine D, liée à l’exposition au soleil)
Oui, c’est pour ça que je suis très étonnée d’entendre parler d’une enzyme indispensable à la fixation du calcium dans les os et qui ne serait présente, qui plus est, que dans les viandes. De plus, toutes les viandes n’ont pas la même composition.
Victoria, connais-tu des compléments alimentaires susceptibles d’apporter de la vitamine D, pour les personnes qui ont la malchance de vivre dans des régions pluvieuses et marécageuses?
Clémence, à ma connaissance il n’existe pas de complément alimentaire contenant seulement de la vitamine D. En revanche, on peut facilement trouver des complexes Calcium-Vitamine D (souvent D3 d’ailleurs) ou des compléments spécialement formulés pour le maintien des os (il me semble qu’il y en a chez Solaray9.
Merci :-)
Je voulais juste dire à Clémence que ma généraliste m’avait prescrit une ampoule de vitamine D l’année dernière, donc ça existe a priori, à voir avec le médecin :)
Ah super merci beaucoup pour l’info Juliette!
Excellent article Victoria !
Je l’attendais depuis un moment :)
Ta façon de raconter ton expérience du végétarisme est passionnante.
Je ne consomme plus de produits carnés depuis le mois de novembre 2014.
En fait cet été j’ai pris conscience de l’horreur de l’industrie de la viande, des conditions des animaux. J’ai pris conscience que les animaux ne sont pas sur Terre pour être tués après quelques jours de vie. Mais pour vivre.
Mais voilà je n’ai pas arrêté directement ma consommation.
Jusqu’au jour où j’ai lu cet article : http://www.scienceshumaines.com/faut-il-encore-manger-de-la-viande_fr_29777.html
Là j’ai commencé à me poser les bonnes questions.
Puis j’ai définitivement arrêté en regardant ce reportage (pas violent, je ne peux pas regarder Earthling) http://www.radioeveil.fr/un-documentaire-sur-la-viande-et-se-mefaits-de-a-a-z-super-interessant/#
Le poisson j’ai continué à en manger jusqu’au jour, chez mes beaux-parents, où le poisson était dans mon assiette. Mort. Je ne voyais que ça et non plus, un aliment qui donnait envie d’être mangé.
J’ai lu le Guide du végétarien débutant pour découvrir tous les bienfaits de l’alimentation végétarienne. Aujourd’hui je ne jure que par les lentilles corails, les céréales, bref tout une diversité de légumes, légumineuses et céréales qui ne me font que du bien.
Je me sens bien mieux aujourd’hui, je suis anti-speciste, je considère que les animaux sont autant égaux que les Hommes.
J’adore regarder des photos sur Instagram, elles m’inspirent pour préparer mes plats :)
Voilà, je résume quand même le commentaire, mais je voulais te remercier pour cet article car aujourd’hui, je pense que c’est très important que la majorité de la population prenne conscience de l’horreur de l’industrie de la viande.
Laure
Article qui tombe a point nomme car je suis depuis quelques temps entree dans ce processus de reduction de viande, convaincue par les differents arguments que l’on peut lire et decouvrir facilement quand on s’interesse au sujet.
Mes deux difficultes : 1. J’adore la viande 2. Mon copain, avec qui je vis, adore encore plus la viande.
J’ai donc decide de m’adapter progressivement! Pour le midi, je prepare uniquement des lunchs vegetariens, que j’emmene au bureau. Et je me rends compte que finalement cette sensation « il manque quelque chose a mon repas » s’estompe.
Idem dans les restaurants. J’ai la chance de vivre a Londres, qui est une ville tres ouverte au vegetarisme, et je choisis toujours de superbes plats veggie quand je sors! C’est l’occasion de decouvrir plein de nouvelles choses sans me heurter a leur preparation, qui parfois peut paraitre compliquee.
Et pour le soir, on mange toujours de la viande, mais on reduit, et je nous initie progressivement a d’autres produits, d’autres assaisonnements.
Par contre, je vais vraiment avoir un probleme avec crevettes et saumon.. je ne vois pas comment je pourrais remplacer ca.. une idee? :D
Si toutes les personnes pouvaient exposer leurs points de vue sur des sujets sensibles avec autant de nuance et de précaution que toi, ce serait fabuleux…
Pour ma part, le végétarisme et moi c’est… compliqué. Il y a un an et demi, après des années de troubles alimentaires, j’ai lu Faut-il manger les animaux ? J’ai été outrée, sûre de détenir la vérité et la solution, et j’ai arrêté la chair animale. Ca s’est plutôt bien passé, pas de frustration (alors qu’enfant j’étais quasi carnivore), et j’ai tenu 6 mois. J’ai été rattrapé par mon rapport conflictuel à l’alimentation, par un manque de temps pour cuisiner et, soyons honnête, la flemme. J’ai sûrement été trop brutale dans ma transition, et peut-être que lorsque je serai plus en paix avec moi-même, je retournerai vers une alimentation plus végétale.
Pour l’instant, si je consomme pas tant de viande que ça (peut-être 3 fois par semaine), je ne vois pas me frustrer, je me bats suffisamment en parallèle. J’ai besoin d’accorder moins d’importance à l’alimentation pour me retrouver, et cela me semble peu compatible.
Sinon, je me demandais : ta transition vers l’arrêt complet du sucre raffiné s’est fait de la même manière, en douceur ? Tu t’accordes quand même quelques écarts de ce côté-là ?
Bonne fin de journée !
Coucou Pauline! Pour le sucre, c’est un peu différent, parce que je dois vraiment l’éviter au maximum à cause de sérieux problèmes intestinaux (désolée, ce n’est pas très glamour). J’avais donc moi-même commencé la transition en douceur (d’abord ne plus acheter de sucre blanc mais quand même manger quelques pâtisseries/glaces/boissons gourmandes en dehors de la maison), mais j’ai dû radicaliser davantage ces derniers mois. Je m’accorde effectivement quelques écarts par an, quand je sens que je peux me le permettre par rapport à ce que j’ai mangé les temps précédents ou en cas d’occasion particulière si je n’ai pas d’autre choix, mais cela reste très rare.
J’ai adoré lire ta démarche et ton avis sur le sujet. Je suis moi même en plus remaniement de mon alimentation mais tout en continuant la consommation des produits carnés 2 fois par semaine alors c’est très intéressant! :)
Je suis également végétarienne et ça me touche donc beaucoup. Comme toi j’ai choisi cette voix pour m’élever contre les méthodes de production et je ne m’en porte pas plus mal, bien au contraire.
La difficulté n’a été présente qu’au tout départ, quand je ne savais pas encore quoi manger, ou bien qu’on me posait méchamment des questions sur mon nouveau régime alimentaire.
Là où je vis, aucun plat végétarien dans les menus, c’est donc toujours à reculons que je me rends dans les restaurants, où je sais que je devrai demander un plat « sans » et mangerai un truc très moyen à un prix exorbitant.
Je pense que beaucoup de personnes savent, mais préfèrent pratiquer la politique de l’Autruche ou balancer un « de toute façon, tu voudrais produire comment d’une autre façon? ». J’admets ne pas bien savoir par où prendre les choses face à des personnes qui me sortent ce genre de phrases, qui rejettent en bloc l’idée qu’on puisse faire bien les choses tout en satisfaisant tout le monde.
Le végétarisme se développe beaucoup, et j’en suis ravie. C’est en voyant d’autres personnes vivre heureuses de cette façon que j’ai eu envie de me tourner vers le monde végétal, et il n’y aura que par cette voie que la prise de conscience par rapport à notre industrie déplorable sera générale.
On nous cache beaucoup de choses et j’ai la sensation que nous ne sommes pas une majorité à prêter attention à ce que nous mettons dans nos assiettes.
Donc des articles comme le tien, censés, et très informatifs, sont très importants, d’autant plus que tu as un beau lectorat, certainement très sensible à ton avis! :)
Belle soirée à toi Victoria!
Bonjour Victoria,
Contrairement à toi jai décidé de ne plus manger de viande du jour au lendemain mais également apres mètre beaucoup renseigné sur le sujet grâce a de nombreux reportages mais aussi à plusieurs lectures.
Je n’ai eu aucun mal à cela par contre je ne sui pas encore végétarienne puisque je mange encore du poisson.
Il y a juste un point que j’aimerai eclaicir car je suis un peu perdu a la lecture de ton article et de tous les commentaires qui suivent. En effet des que l’on parle de végétarisme , le mot protéine arrive toujours derrière. Je ne comprends pas pourquoi??? A t-on déjà vu quelqu’un carencer en protéine ??? Il y’a des protéines partout végétales ou animales!! Il est quasiment impossible d’être carencé en protéines alors pourquoi vouloir à tout prix remplacer les protéines animales? Personnellement je continue de manger varié et équilibré, je ne mange pas de soja pour combler un quelconque manque et tout va bien. Aurais tu plus d’infos a ce sujet? Merci
Bonjour Victoria,
Contrairement à toi j’ai décidé de ne plus manger de viande du jour au lendemain mais également après m’être beaucoup renseigné sur le sujet grâce a de nombreux reportages mais aussi à plusieurs lectures.
Je n’ai eu aucun mal à cela par contre je ne sui pas encore végétarienne puisque je mange du poisson.
Il y a juste un point que j’aimerai eclaicir car je suis un peu perdu à la lecture de ton article et de tous les commentaires qui suivent. En effet dés que l’on parle de végétarisme , le mot protéine arrive toujours derrière. Je ne comprends pas pourquoi??? A t-on déjà vu quelqu’un carencer en protéine ??? Il y’a des protéines partout végétales ou animales!! Il est quasiment impossible d’être carencé en protéines alors pourquoi vouloir à tout prix remplacer les protéines animales? Personnellement je continue de manger varié et équilibré, je ne mange pas de soja pour combler un quelconque manque et tout va bien. Aurais tu plus d’infos a ce sujet? Merci
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Je comprends tes doutes, et tu as bien raison de souligner le côté un peu obsessionnel qu’a la société avec cette histoire de protéines! Il est certain qu’une alimentation très variée et équilibrée doit a priori apporter suffisamment de protéines sans que cela pose problème (pour information, nous avons besoin d’environ 50g de protéines par jour).
Néanmoins, tout le monde n’est pas conscient de l’équilibre nécessaire. Je dois t’avouer que j’ai pour ma part eu beaucoup de mal à combler ces besoins au tout début de mon arrêt de la viande, puisque entre le manque de temps, mon désamour pour les légumineuses et ma méconnaissance des simili-carnés ou dérivés de soja, mon alimentation n’était en fait constituée que de céréales et de fruits/légumes, avec très peu de laitages et de fromages. Cela a fini par beaucoup me fatiguer et provoquer des carences. Mais avec le temps, et un rappel à l’ordre de ma naturopathe, j’ai su apprendre à intégrer correctement ces aliments dans mes assiettes du quotidien, et maintenant effectivement tout va beaucoup mieux, les protéines sont devenues un réflexe naturel pour moi! C’est pour ça que j’ai parlé dans l’article du fait d’apprendre à acheter et cuisiner comme un végétarien, ce n’est pas forcément évident pour tout le monde (ou alors c’est moi qui suis un peu bête haha!).
Bonjour Victoria,
je suis habituée à suivre ton blog mais n’ai jamais laissé de commentaire. Aujourd’hui c’est plus fort que moi j’ai envie de te répondre.
Je salue ta démarche que je comprends et que j’entends,
cependant je pense que tu fais quelques raccourcis. Il me semble que tu ne présente qu’une partie du problème, tu t’attaques à la viande de manière radicale en disant que ce marché est avalé par un système agro-alimentaire « pourri »sauf que l’on peu bien consommer la viande en s’interrogeant sur sa provenance.
Des gens se battent pour produire une viande de bonne qualité et à échelle humaine. De plus il me semble que l’agro-alimentaire ne se limite absolument pas à la viande mais aussi à tout ce que tu consommes! Tu parles de la condition des animaux, bien souvent on ne connait rien des conditions de culture des légumes et céréales ni de celles des ouvriers qui les cultivent. Même dans le bio quand tu lis sur le paquet que que ce que tu achètes est produit au Pérou, je ne suis pas certaine que le cahier des charges soit le même que le notre en France et que tu n’avales pas de pesticide.
Il me semble que le tout est d’être raisonnable et de faire marcher son bon sens. Mon mari est éleveur, nous vivons chaque jour au contact de nos animaux avons du respect pour nos bêtes et tu serais certainement surprise de la manière dont nous les traitons. C’est un métier difficile et plein de paradoxes puisque nous passons nos journées à les soigner, à nous attacher mais connaissons l’issue de nos interactions. Et notre métier est toujours plus difficile face à des articles comme tu viens de faire.
Ne faudrait-il pas d’abord se poser la question du consommer local? du consommer direct? Les dégâts causés par tous les produits qui sont répandus sur les cultures, (même bio) et crois moi je connais bien mon sujet, sont énormes à côtés de ceux de l’élevage mais sont étouffés car trop d’argent en jeu! Bref l’agro-végétarisme commercial non merci!!!
Merci Gi pour ton témoignage, qui est vraiment bienvenu, puisqu’au contraire de ce que tu sembles penser de moi, je suis tout-à-fait ouverte au débat et ravie de pouvoir échanger!
J’ai l’impression que tu fais toi aussi des raccourcis, puisque à côté de mon attaque à l’industrie, j’ai à plusieurs reprises dans mon article souligné justement l’existence d’alternatives pour manger de la viande en la choisissant de qualité, en ayant davantage de contact avec les éleveurs pour connaître directement auprès d’eux la situation de leurs animaux. Ce n’est pas le choix que j’ai fait, mais c’est par exemple le choix de mon copain, je le respecte donc tout à fait. En résumé, que les choses soient claires, je ne mets pas du tout tous les éleveurs dans le même sac, au contraire, il était important à mes yeux de ne pas tomber dans un tableau trop extrêmiste ou manichéen.
Et puis tu suggères que je n’ai que la viande dans ma ligne de mire, ce qui m’étonne énormément puisque l’immense majorité de mes articles cuisine/bien-être prônent au contraire de se détacher complètement des produits industriels, qui sont objectivement néfastes, pour profiter d’une gourmandise plus authentique et plus « faite maison »… Ou peut-être qu’on ne le voit pas assez par ici et que je communique davantage sur le sujet sur Instagram, je ne sais pas, c’est très possible. Je suis en réalité assez cohérente dans mes opinions, en tous cas je les exprime peut-être mal mais dans ma tête c’est très clair. Je suis tout à fait d’accord avec toi en ce qui concerne les doutes sur la validité de certains labels ou l’importance des achats locaux, et ce doute salutaire justement, j’aime le cultiver et le partager sur ce blog, puisque je pense que les consommateurs doivent avoir une attitude beaucoup plus active et responsable par rapport à ce qu’ils achètent, ouvrir un peu plus les yeux.
Désolée en tous cas d’avoir pu te blesser. Il est vrai qu’en tant qu’épouse d’éleveur, par rapport à moi, nous avons des intérêts assez opposés, mais je te prie de croire que je suis plus neutre dans mon analyse des choses que tu n’as pu le croire au premier abord.
Merci pour ce témoignage Victoria. Je suis totalement dans la même dynamique que toi et je suis heureuse que tu profite de ton aura pour faire passer ce message.
Souvent les gens voient les choses de manières assez binaires et cette vision des choses me parle et il me semble qu’elle DOIT être diffuser plus largement car c’est une réelle nécessité société pour les années à venir.
Bref MERCI, merci pour nos enfants !
Pour ma part, je pense être un poil moins avancé que toi dans ma démarche car il m’arrive encore d’acheter un peu de viande exceptionnellement. Je ne sais pas non plus comment je vais évoluer dans les mois ou années à venir mais dans zéro pression, je suis juste bien car il faut le dire, mettre en accord ses actions avec ses convictions est vraiment toujours un bonheur et pas du tout un renoncement : ça rend heureux !
…pardon pour la tartine.
Enjoy et merci.
Marie
Super résumé des raisons pour lesquelles beaucoup de végétariens ont choisi ce régime alimentaire. Merci d’en parler !
Je crois que c’est super de faire le pas de changer d’alimentation mais de rester tolérant envers ceux qui ne le souhaite pas. Merci !
Merci de partager ton experience Victoria. C’est toujours un plaisir de te lire.
Moi-même flexitarienne, grande amatrice de cuisines « d’ailleurs » (j’ai vécu 6 ans en Asie) je souhaitais partager avec toi et tes lectrices mon astuce pour trouver des recettes de cuisine délicieuses ou trouver de l’inspiration: j’utilise Pinterest (en anglais) J’entends par « recettes » des choses rapides, idéal pour le soir: une salade au quinoa, une soupe au pesto, une bouillon japonais de nouilles, un dhal de lentilles, des légumes rôtis au four etc Je fais pareil avec les smoothies.
Je sais que Pinterest a beaucoup moins de succès qu’Instagram, mais c’est un réseau génial quand on veut cuisiner autrement, de manière saine et gourmande, et que l’on manque d’Inspiration.
C’est vrai que c’est une très bonne idée pour trouver des recettes simples à réaliser ou tout simplement s’inspirer!
Hello Victoria!
Je te recommande de regarder, si tu le connais pas déjà, le film COWSPIRACY sur ce sujet, j’ai adoré!
Bisous
Bonsoir, Victoria, j’ai vite lu ton article, et j’ai survolé les commentaires pour venir te laisser ce petit mot. Je te remercie de ce post trèèèèès intéressant. Je n’ai PERSONNE de végé autour de moi, j’ai envie d’accomplir la transition, et je ne sais comment faire. Compliqué pour moi, je suis maman de 2 enfants, et je ne veux rien d’exclusif pour eux, mon compagnon est fils d’éleveur, mes beaux parents sont éleveurs donc, et ma mère déteste les hippies. Malgré mon grand âge, je ne me vois pas assumer cela. Quand nous allons voir mes beaux parents qui sont loin, nous y passons une semaine. Une semaine où toute l’alimentation est tournée sur la viande (je ne parle même pas des produits laitiers ou des œufs, considérés quasiment comme des crudités!!!), jambon en entrée, ou œufs, viande en plat, parfois trois légumes revenus dans une plaquette de beurre, œufs au lait en dessert, bref, ils ne comprendraient pas. Si je vais chez eux, je ne vais rien manger, et ne pas manger équivaudrait à les vexer +++, ce qui est déjà malheureusement souvent le cas… Quand je leur dis que je cuisine de la viande 3 fois par semaine ils sont horrifiés!… Bref, je vide mon sac là. Que j’aimerai avoir un végétarien dans mon entourage! merci pour ce post